Les Rapaces

 

Film muet de Erich Von Stroheïm (1924)
Création musicale du collectif Inouï
Nicolas Chatenoud : guitare, basse – Guigou Chenevier : batterie, percussions – Fred Giuliani : samples – Guillaume Saurel : violoncelle – Emmanuel Gilot : création sonore
Produit par Inouï Productions, en partenariat avec Multipass et Les Grands films Classiques. Coproduit par Le Cratère scène nationale d’Alès et Les Salins scène nationale de Martigues. Avec le soutien de La DRAC et du Conseil Régional PACA, et du cinéma Utopia Avignon. Avec le soutien de la Spedidam.

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“Les Rapaces”, création musicale sur le film d’Erich Von Stroheim, menée par quatre musiciens du Collectif Inouï, s’inscrit dans un cycle de ciné-concerts inauguré il y a trois ans par Inouï Productions. Un cycle avec lequel Inouï Productions a ébauché une éthique et une esthétique particulière dans le genre de plus en plus fréquenté du ciné-concert. Une esthétique qui consiste à réaliser de vraies “créations musicales”.

Avec “The Unknown” (Tod Browning 1927), Guigou Chenevier, Nicolas Chatenoud et Guillaume Saurel ont composé une partition musicale très proche de l’image, collée à l’intrigue et aux mille visages de Lon Chaney. Loin du piano bastringue qui accompagnait vraisemblablement le film en 1927. Très loin aussi d’une improvisation plus ou moins réussie.

Avec “Nanouk l’Esquimau” (Robert Flaherty 1922), Guigou Chenevier, a poursuivi un vrai travail d’écriture de musique pour film. Mais les vastes étendues neigeuses de “Nanouk l’Esquimau” lui ont permis des digressions et une écriture moins collée à l’image. Le souffle grave et le rythme lent du 1er documentaire de l’histoire du cinéma l’ont amené à créer une musique climatique plutôt qu’une bande-son illustrative.

Avec “Les Rapaces”, Guillaume Saurel, Nicolas Chatenoud, Guigou Chenevier et Fred Giuliani ont dû trouver d’une certaine manière le juste milieu entre le traitement musical de “The Unknown” et celui de“Nanouk”. Trouver un souffle musical sur la longueur de ce film épique et Shakespearien de 1 heure 50, créer des lames de fond sonores, pour révéler toute la noirceur de l’âme humaine, en tout cas comme nous la montre Erich Von Stroheim. Cela ne leur a pas interdit de ponctuer d’illustrations distanciées les scènes cruciales du film. Car si “Les Rapaces” est à plus d’un titre un film démesuré, (par son format, par les sentiments qu’il met en scène, par le caractère extrêmement fort de ses personnages et des comédiens qui les incarnent, “Les Rapaces” est avant tout une histoire à l’intrigue implacable.

Lorsqu’ils ont commencé à réfléchir à un nouveau projet de ciné-concert après « The Unknown », ils ont eu du mal à trouver un film aussi fort que celui de Tod Browning. La découverte des “Rapaces” a été une révélation pour eux. Rapidement ils ont décidé de s’atteler à ce projet excitant et de ren- forcer leur équipe par un quatrième musicien pour être à la hauteur de ce projet ambitieux. Fred Giuliani, avec sa pratique personnelle et particulière du maniement des échantillonneurs leur a semblé le musicien idéal à adjoindre à cette aventure.

Pour cette création, Emmanuel Gilot (en charge de la création sonore), a mis au point un système de multi-diffusion qui permet de travailler sur les plans sonores.


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