Le Troupeau Aveugle

Spectacle de fiction politique minimaliste
D’après le roman de John Brunner (1934-1995)
Guigou Chenevier :musique – Nicolas Gény :jeu – Erick Priano :vidéo – Emmanuel Gilot :création sonore
Création en 2005 au Vélo-Théâtre d’Apt et à l’Entrepôt de Mises en Scène à Avignon. Avec le soutien de la Drac Paca, du Conseil Régional Paca et du Conseil Général 84

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L’OEUVRE
TROUPEAU-AVEUGLE1J’ai lu pour la première fois Le Troupeau Aveugle de John Brunner en 1975, trois ans après sa sortie. Autour de moi, le livre passait de mains en mains à une vitesse vertigineuse. Que le Troupeau Aveugle soit devenu un livre culte dans les années où explosaient les mouvements écologistes n’a rien d’étonnant.
Qu’il s’impose encore aujourd’hui comme un livre assurément visionnaire, dans lequel nombre de prédictions lugubres se sont réalisées, est plus troublant.
Car ce roman de politique fiction écologiste écrit en 1972 et situé par John Brunner entre 2000 et 2010 traite de l’environnement, du terrorisme, des violences urbaines, de la pauvreté, de l’im- puissance des politiques face à l’ultra-libéralisme économique, et d’un certain Prexy, Président
des États-Unis qui fait singulièrement penser à Georges W. Bush. Le Troupeau Aveugle est probablement encore aujourd’hui le roman le plus noir de la science fiction. Chaque page énonce une catastrophe, individuelle ou collective. Certaines tiennent en trois lignes, parfois en un mot et chaque personnage semble courir irrémédiablement à sa perte.

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Le Troupeau Aveugle est aussi le roman de John Brunner où il pousse le plus loin sa technique littéraire. Celle d’une écriture “éclatée” en une multitude de lignes croisées de textes brefs souvent extrêmement percutants. Le style de John Brunner est d’une modernité rare, plus proche du jour- nalisme et du zapping télévisuel que du roman classique. L’action, ou plutôt les actions, se déroulent à un vitesse folle. Le livre est découpé en 12 chapitres, répartis en 12 mois d’une année, de Décembre à Novembre.
Il se referme sur une improbable “année prochaîne” résumée en trois vers du plus bel optimisme (!).

 

Les moutons affamés lèvent la tête et n’ont rien à manger Gonflés de vent, ils respirent les vapeurs malfaisantes Consumés par la contagion et la corruption intérieures

Guigou Chenevier, le 18 Octobre 2004


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