L’ Inconnu (The Unknown)

L’ Inconnu (The Unknown)

Film muet de Tod Browning (1927)
« The Unknown » avec Lon Chaney et Joan Crawford
Création musicale sur le film muet de Tod Browning
Nicolas Chatenoud  : mandoline basse et guitare électrique clavier, sampler – Guigou Chenevier :guitare espagnole, clarinette, marimba, batterie – Guillaume Saurel :violoncelle, flûte bambou, clavier – Emmanuel Gilot :création sonore

Création en 2002 aux Festivals Banlieues Bleues et Music Action. Ce projet est une co-réalisation entre l’association Inouï Productions et le cinéma Utopia d’Avignon. En partenariat avec l’Ajmi, le Vélo Théâtre d’Apt, l’Addm 84.

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« The Unknown » est un film charnière dans l’œuvre cinématographique du réalisateur américain Tod Browning. Sorti en 1927, c’est l’un des tout derniers films muets réalisés. À ce titre, « The Unknown » est une œuvre particulièrement intéressante, une œuvre qui est certai- nement passée à côté du succès qui lui était dû… « The Unknown » est pourtant un petit chef d’œuvre cinématographique, une œuvre « inclassable », entre mélo et film satirique, entre film noir et roma- nesque, entre expressionnisme et réalisme.
À plus d’un titre « The Unknown » annonce déjà « Freaks », le film qui a rendu célèbre Tod Browning en 1932. Tout comme dans « Freaks », l’action de « The Unknown » se situe dans un cirque, il y est question de difformités et de mutilations physiques. L’univers cinématographique est à la fois grotes- que et tragique, on rit où il faudrait pleurer, on pleure où il faudrait rire.
Nicolas Chatenoud, Guillaume Saurel et Guigou Chenevier composent depuis de nombreuses années des musiques pour la danse (par exemple pour Maguy Marin avec Volapük, en ce qui concerne Guigou Chenevier et Guillaume Saurel, ou pour le théâtre (par exemple pour « Ailleurs »de la com- pagnie Mises en Scène, créé en Juin 2000 à Avignon, sur des textes d’Henri Michaux, en ce qui concerne Guigou Chenevier et Nicolas Chatenoud). Il semble bien que leur musique, hors des cadres étriqués des chapelles musicales, libère l’imaginaire des auditeurs. Plus d’une fois la remarque leur a été faite : leur musique serait parfaite comme musique de film.
« La valeur de toute forme d’art dramatique se trouve dans son exactitude à dépeindre des person- nages vrais, exécutant des gestes vrais et disant des choses vraies… » disait Tod Browning. La musique de Nicolas Chatenoud, Guigou Chenevier et Guillaume Saurel cherche à être elle aussi, construite, rigoureuse, et s’emploie à être au service des actions théâtrales, ou de l’état émotionnel recherché par tel ou tel metteur en scène ou chorégraphe lorsqu’ils travaillent dans le cadre de collaborations avec la danse ou le théâtre. « The Unknown » représente pour eux un terrain d’expéri- mentation idéal ou liberté et contraintes devraient se conjuguer pour stimuler leur capacités créa- trices, sans oublier les nombreux aspects musicaux du film…
« L’Inconnu » manchot ne joue-t-il pas de la guitare avec ses pieds ? Et les roulements de timbales ne ponctuent-ils pas les numéros de cirque les plus extravagants ? Pour ce travail de création, Nicolas Chatenoud, Guigou Chenevier et Guillaume Saurel mélangent instruments acoustiques (violoncelle, guitare, mandoline, percussions etc… ) et instruments électroniques (samplers, claviers, ordinateurs etc… ). Ils ont écrit une partition qui joue sur des niveaux différents, comme les images, qui plus d’une fois laissent le spectateur seul interprète du sens. Et puis il y a la qualité du silence, plus fracassant parfois que toutes les musiques, comme par exemple l’inextinguible éclat de rire de « l’Inconnu » dans une des dernières scènes du film.

The Unknown est un film charnière dans l’œuvre cinématographique du réalisateur américain TOD BROWNING « Ce qui surprend le plus dans les films de Tod Browning, c’est moins le goût de la monstruosité qu’un don infaillible pour le mélodrame. Pas simplement un mélodrame de paco- tille qui fournirait un prétexte aux performances physiques de Lon Chaney et aux élucubrations de son metteur en scène. Mais un mélodrame bouleversant dont le sujet est le don de soi par amour.

Les Cahiers du Cinéma n° 550.


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Volapük

Volapük

Leur musique est autant physique que cérébrale. Volapük, c’est du jazz sans grille, du rock sans œillères, de la contemporaine dopée au viagra.

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Volapük a la peau dure, quinze ans d’âge. De l’expérience plein les pattes,Volapük a silloné le monde : la Pologne, l’Italie, la Tchéquie, l’Argentine, la Hollande, l’Ouzbékistan, le Canada, la Nouvelle Zélande, etc… En France comme ailleurs, Volapük a écumé les festivals les plus audacieux, les scènes les plus diverses, les squats les plus obscurs. Volapük a même joué au milieu des chèvres d’une bergerie et a été nominé aux Victoires de la Musique pour la musique du spectacle de Maguy Marin, « Aujourd’hui Peut-Être ».

En 2007, Volapük se jette à corps perdu dans une nouvelle aventure et compose un répertoire impro- visé. Perspective impossible comme dans un tableau de Conelis Escher. Volapük défriche assurément une parcelle nouvelle de l’improvisation collective. Fidèle en cela à son idéal de toujours : celui de ne rien s’interdire.

Leurs thèmes gagnent une dramaturgie, une profondeur expressive qui démontre la capacité à ne pas s’enfermer dans un système. Un atout pour un avenir radieux.

Sylvain Siclier Jazzman

Volapük a joué dans de nombreux festivals comme Victoriaville, Banlieues bleues, Vandœuvre-lez -Nancy, Macao, Isole Che Parlano, Burgos…

Takumi Fukushima : violon, chant
Guigou Chenevier : batteries percussions
Michel Mandel : clarinettes, taragot, basse
Guillaume Saurel : violoncelle
Emmanuel Gilot :création sonore


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Gare aux Oreilles

GARE AUX OREILLES !

FESTIVAL DE MUSIQUES INCLASSABLES
Coproduction: Inouï et La Gare de Coustellet

« Gare aux Oreilles », le festival qui casse délicieusement les oreilles, et recolle délicatement les morceaux..

Le Festival « Gare aux Oreilles » est né en 2002, près d’une jolie gare désaffectée. Véritable îlot de résistance, il a essayé d’échapper au rouleau compresseur du marché libéral, et a tenu…10 ans!!
Ont été invités des musiciens, des plasticiens, des dresseurs de puces, et autres créateurs inclassables, venus d’ici, d’ Europe et d’ailleurs, suivant le fil ténu et précieux des amitiés nouées ici et là, les oreilles toujours en éveil, la curiosité comme moteur, et l’envie de partager nos découvertes en guise de carburant vert. « Gare aux Oreilles » est devenu LE RENDEZ-VOUS « INRATABLE » de l’été, attendu (pas par des milliers de spectateurs, certes, mais par un nombre raisonnable d’amateurs..)
Pendant dix ans, Il a grandi sans croître, a gardé son esprit accueillant, à la fois sérieux et léger, défricheur et inventif, a conservé ce grand champ libre où tous les publics se sentent un peu chez eux.

Sénégal
Suède
Pologne
Hongrie
États-Unis
Japon
Angleterre
Suisse
Pays Bas
Autriche
Tchéquie
Italie
Slovénie
Québec
France

Soutiens:  Communauté de Communes de Coustellet,  Région Paca, Conseil Général de Vaucluse, Direction Régionale des Affaires Culturelles,  ADDM 84.

LES AFFICHES

 

LE COCHON RATIONALISTE

LE COCHON RATIONALISTE

Théâtre musical pour petits et grands enfants (de 10 à 100 ans)
Réalisé par les artistes associés : Guigou Chenevier, Emmanuel Gilot, Julien Mellano, Alain Leonesi, Charlot Lemoine (D’après Stratégie Pour deux Jambons de Raymond Cousse)
Une coproduction Vélo Théâtre d’Apt, Festival Marmaille à Rennes, Théâtre de Poche – Hédé /Le joli collectif.
Avec le soutien de La DRAC, du Conseil Régional PACA, du Conseil Général de Vaucluse. Avec l’aide de l’Adami et de la Spedidam.

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VISUEL-DU-COCHONUn émincé de stratégie pour deux jambons à faire dévorer aux enfants de 10 à 100 ans !
Parler des animaux, c’est parler de nous-mêmes. Parler des humains. Réfléchir à la condition des animaux, c’est réfléchir à notre propre condition. En effet, comment une société qui réserve à certains animaux des “conditions de vie“ qui rappellent celles que certains humains subirent dans les camps de concentration peut-elle se regarder en face ?
Quelle opinion peut-elle avoir d’elle-même alors qu’elle torture à tour de bras (et quotidiennement) poulets en batteries, et cochons à l’abattoir ?
Le cochon dont il sera question ici, dans ce Cochon Rationaliste, c’est celui de Raymond Cousse, tiré de Stratégie Pour Deux Jambons. Un texte de théâtre d’un auteur peu commun, qui adapta lui-même ses textes au théâtre avant de se suicider en 1991. Ce texte visionnaire est le soliloque d’un cochon philosophe. Sa fierté à lui (le cochon), c’est d’arriver à l’abattoir au mieux de sa forme, par pur sens du devoir et par amour de l’humanité. Autant dire qu’il s’agit plutôt d’une vision désespérante et désespérée de l’humanité. Mais aussi d’un texte d’un humour noir (et rose) plus Dada que cochon, ce qui tombe bien, vu nos inclinations.
Pourquoi qualifions-nous ce cochon de rationaliste ? Parce qu’à la suite d’un voyage en Italie, plus exactement en Emilia Romagna, région ou entre parenthèse, sont produits les meilleurs jambons du monde, nous avons appris que l’architecture mus- solinienne était appelée aujourd’hui l’architecture rationaliste. Un euphémisme qui nous a fait rire et nous a plu. Au point de nous approprier ce terme pour définir notre héros de cochon. Notre postulat de départ est donc de penser (en accord avec Hanna Arendt, philosophe allemande qui n’a cessé de s’interroger sur la question du totalitarisme) qu’il y a bien une banalité du mal, et que le totalitarisme ne naît jamais tout seul, mais bien plutôt de l’accumulation de nos milliers de petites lâchetés. Pour nous, le cochon de Cousse est rationaliste à cause de sa soumission aux humains. Et notre spectacle ne sera pas seulement un gentil spectacle pour enfants mais aussi une dénonciation de la bêtise, de la lâcheté et du totalitarisme.
Un émincé de stratégie pour deux jambons à faire déguster aux enfants de 10 à 100 ans, sans limite d’âge et sans modération.

Guigou Chenevier


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La Musique est-elle un Art de combat ?

La Musique est-elle un Art de combat ?

Un projet de création musicale du Collectif Inouï.
Guigou Chenevier Avignon/France :batterie, percussions (Collectif Inouï) – Richard Deutsch St Pétersbourg/Russie-Vienne/Autriche :guitares – Elio Martusciello Rome/Italie :dispositif éléctronique – Emmanuel Gilot Avignon/France :création sonore (Collectif Inouï)
Avec le soutien de la Drac Paca et de la région Paca, du Conseil Général 84 et Cultures France. En partenariat avec Aréa Sismica (Italie) et l’Entrepôt de Mises en Scène à Avignon.

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Music-combatA l’origine de ce projet, le désir de rencontre entre 3 musiciens : Richard Deutsch, guitariste et compositeur vivant à cheval entre l’Autriche et St Petersbourg, Elio Martusciello, maître sampler et grand ordonnateur de sons vivant à Rome et Guigou Chenevier, percussioniste du Collectif Inouï à Avignon, en France.
L’idée de “La musique est-elle un art de combat” est née du désir partagé de ces trois musiciens d’interroger leurs pratiques individuelles, de confronter leurs points de vue sur leurs héritages culturels et de mettre en chantier ensemble leur engagement artistique, politique et humain. Ces 3 musiciens sont en effet, chacun à manière dans leur pays respectif des acteurs importants de la vie culturelle de leur village, de leur ville ou de leur région.
Chacun est impliqué à son niveau dans un projet débordant largement le cadre stricte de la musique. En Autriche, Richard Deutsch est aussi organisateur de concerts, et il est responsable d’un label de production discographique. A St Petersbourg il est également actif dans l’équipe du Festival Skiff. Richard Deutsch, membre du groupe Metamorphosis, travaille aussi pour la danse, et revisite les folklores slaves avec une démarche résolument contemporaine. Elio Martusciello, sculpteur de sons , à cheval entre improvisation contemporaine et pratique électroacoustique multiplie les rencontres.
Il vient récemment d’inaugurer un duo avec Tim Hodgkinson. Guigou Chenevier, enfin, outre ses activités musicales, a depuis de nombreuses années élargi le champs de ses pratiques, dans un souci constant d’inscrire celles-ci dans des problématiques sociales plus larges. Il est à l’initiative du festival de musiques inclassables “Gare Aux Oreilles”.
“La musique est-elle un art de combat” est un projet à la croisée du parcours et des préoccupations de ces 3 musiciens. Une interrogation sur les racines de leur propre engagement humain et artistique. Cette interrogation passera nécessairement par un collectage de sons, de témoignages et de paroles de musiciens amateurs, de militants syndicalistes, d’ouvriers, de paysans… etc des 3 pays.
“La musique est-elle un art de combat ?” sera le questionnement d’une histoire des luttes sociales de ces 3 pays. Où comment ces luttes sociales ont-elles influencé, traversé, modifié, imprégné (ou non) le champs musical et artistique. Les musiques populaires, traditionnelles de chacun de ces 3 pays sont pleines de cette histoire. C’est l’histoire des peuples et de leurs aspirations à des jours meilleurs. De la révolution russe à St Pétersbourg, aux mines de charbon d’Alès, en passant par la résistance au fascisme en Italie, pas un de ces 3 pays qui ne déborde de richesses et de témoignages en la matière.
Le questionnement de “ La musique est-elle un art de combat ?” sera nécessairement non exhaus- tive et revisitée par la pratique contemporaine de ces 3 musiciens. Il sera possible aussi d’intégrer au projet l’apport de musiciens amateurs, de groupes traditionnels, de chorales (la chorale des cheminots d’Avignon, les groupes polyphoniques italiens, les yodleurs autrichiens ( ?) etc…).


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Répercussions

Répercussions

Jeu de massacre sonore autonome de Pierre Coiffard.
Avec le soutien d’Inouï Productions.
Pierre Coiffard :conception, fabrication, interventions sur la grande machine à répercuter – Mathieu Cornu :lumières

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visuel-Repercussions-copieRépercussions est un paysage sonore animé par un dispositif de réactions en chaîne. Il s’agit d’un jeu de massacre… Des balles animées d’une vie propre vont perturber les équilibres précaires d’une ville imaginaire. Les déclencheurs approximatifs et les mécanismes défaillants de cette cité métallique aboutissent inexorablement à un chaos miniature.
Ce spectacle acoustique est construit avec la gravité des enfants qui empilent des cubes les uns sur les autres jusqu’à ce qu’ils vacillent. Il entretient une mécanique du suspense qui dépend de bouts de ficelle.
Batteur percussionniste de formation, il m’est venu l’envie de construire des automates pour enrichir mon jeu musical. J’ai constaté que ces automates apportaient une dimension ludique et poétique et créaient un univers sonore riche de subtilités. Puis est venue l’idée de mettre directement en scène ces automates dont les mouvements mettent en valeur certains évènements sonores très ténus qui ont rarement leur place dans le jeu d’un batteur de rock.
Répercussions est la conséquence de ce cheminement ; telle une ville en constante progression cette installation évolue à chaque représentation, au fur et à mesure des nouvelles trouvailles qui rejoignent la chaîne des réactions.
Ce spectacle a déjà été présenté sous différentes formes : à l’Akwaba avec le collectif No Zero pour un parcours sonore, à Avignon dans le cadre du colloque Volubilis sur les “paysages sonores”, et enfin à la Gare de Coustellet pour le festival Gare aux Oreilles 2008.


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Le Troupeau Aveugle

Le Troupeau Aveugle

Spectacle de fiction politique minimaliste
D’après le roman de John Brunner (1934-1995)
Guigou Chenevier :musique – Nicolas Gény :jeu – Erick Priano :vidéo – Emmanuel Gilot :création sonore
Création en 2005 au Vélo-Théâtre d’Apt et à l’Entrepôt de Mises en Scène à Avignon. Avec le soutien de la Drac Paca, du Conseil Régional Paca et du Conseil Général 84

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L’OEUVRE
TROUPEAU-AVEUGLE1J’ai lu pour la première fois Le Troupeau Aveugle de John Brunner en 1975, trois ans après sa sortie. Autour de moi, le livre passait de mains en mains à une vitesse vertigineuse. Que le Troupeau Aveugle soit devenu un livre culte dans les années où explosaient les mouvements écologistes n’a rien d’étonnant.
Qu’il s’impose encore aujourd’hui comme un livre assurément visionnaire, dans lequel nombre de prédictions lugubres se sont réalisées, est plus troublant.
Car ce roman de politique fiction écologiste écrit en 1972 et situé par John Brunner entre 2000 et 2010 traite de l’environnement, du terrorisme, des violences urbaines, de la pauvreté, de l’im- puissance des politiques face à l’ultra-libéralisme économique, et d’un certain Prexy, Président
des États-Unis qui fait singulièrement penser à Georges W. Bush. Le Troupeau Aveugle est probablement encore aujourd’hui le roman le plus noir de la science fiction. Chaque page énonce une catastrophe, individuelle ou collective. Certaines tiennent en trois lignes, parfois en un mot et chaque personnage semble courir irrémédiablement à sa perte.

TROUPEAU-AVEUGLE2

Le Troupeau Aveugle est aussi le roman de John Brunner où il pousse le plus loin sa technique littéraire. Celle d’une écriture “éclatée” en une multitude de lignes croisées de textes brefs souvent extrêmement percutants. Le style de John Brunner est d’une modernité rare, plus proche du jour- nalisme et du zapping télévisuel que du roman classique. L’action, ou plutôt les actions, se déroulent à un vitesse folle. Le livre est découpé en 12 chapitres, répartis en 12 mois d’une année, de Décembre à Novembre.
Il se referme sur une improbable “année prochaîne” résumée en trois vers du plus bel optimisme (!).

 

Les moutons affamés lèvent la tête et n’ont rien à manger Gonflés de vent, ils respirent les vapeurs malfaisantes Consumés par la contagion et la corruption intérieures

Guigou Chenevier, le 18 Octobre 2004


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L’ Inconnu (The Unknown)

L’ Inconnu (The Unknown)

Film muet de Tod Browning (1927)
« The Unknown » avec Lon Chaney et Joan Crawford
Création musicale sur le film muet de Tod Browning
Nicolas Chatenoud  : mandoline basse et guitare électrique clavier, sampler – Guigou Chenevier :guitare espagnole, clarinette, marimba, batterie – Guillaume Saurel :violoncelle, flûte bambou, clavier – Emmanuel Gilot :création sonore

Création en 2002 aux Festivals Banlieues Bleues et Music Action. Ce projet est une co-réalisation entre l’association Inouï Productions et le cinéma Utopia d’Avignon. En partenariat avec l’Ajmi, le Vélo Théâtre d’Apt, l’Addm 84.

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« The Unknown » est un film charnière dans l’œuvre cinématographique du réalisateur américain Tod Browning. Sorti en 1927, c’est l’un des tout derniers films muets réalisés. À ce titre, « The Unknown » est une œuvre particulièrement intéressante, une œuvre qui est certai- nement passée à côté du succès qui lui était dû… « The Unknown » est pourtant un petit chef d’œuvre cinématographique, une œuvre « inclassable », entre mélo et film satirique, entre film noir et roma- nesque, entre expressionnisme et réalisme.
À plus d’un titre « The Unknown » annonce déjà « Freaks », le film qui a rendu célèbre Tod Browning en 1932. Tout comme dans « Freaks », l’action de « The Unknown » se situe dans un cirque, il y est question de difformités et de mutilations physiques. L’univers cinématographique est à la fois grotes- que et tragique, on rit où il faudrait pleurer, on pleure où il faudrait rire.
Nicolas Chatenoud, Guillaume Saurel et Guigou Chenevier composent depuis de nombreuses années des musiques pour la danse (par exemple pour Maguy Marin avec Volapük, en ce qui concerne Guigou Chenevier et Guillaume Saurel, ou pour le théâtre (par exemple pour « Ailleurs »de la com- pagnie Mises en Scène, créé en Juin 2000 à Avignon, sur des textes d’Henri Michaux, en ce qui concerne Guigou Chenevier et Nicolas Chatenoud). Il semble bien que leur musique, hors des cadres étriqués des chapelles musicales, libère l’imaginaire des auditeurs. Plus d’une fois la remarque leur a été faite : leur musique serait parfaite comme musique de film.
« La valeur de toute forme d’art dramatique se trouve dans son exactitude à dépeindre des person- nages vrais, exécutant des gestes vrais et disant des choses vraies… » disait Tod Browning. La musique de Nicolas Chatenoud, Guigou Chenevier et Guillaume Saurel cherche à être elle aussi, construite, rigoureuse, et s’emploie à être au service des actions théâtrales, ou de l’état émotionnel recherché par tel ou tel metteur en scène ou chorégraphe lorsqu’ils travaillent dans le cadre de collaborations avec la danse ou le théâtre. « The Unknown » représente pour eux un terrain d’expéri- mentation idéal ou liberté et contraintes devraient se conjuguer pour stimuler leur capacités créa- trices, sans oublier les nombreux aspects musicaux du film…
« L’Inconnu » manchot ne joue-t-il pas de la guitare avec ses pieds ? Et les roulements de timbales ne ponctuent-ils pas les numéros de cirque les plus extravagants ? Pour ce travail de création, Nicolas Chatenoud, Guigou Chenevier et Guillaume Saurel mélangent instruments acoustiques (violoncelle, guitare, mandoline, percussions etc… ) et instruments électroniques (samplers, claviers, ordinateurs etc… ). Ils ont écrit une partition qui joue sur des niveaux différents, comme les images, qui plus d’une fois laissent le spectateur seul interprète du sens. Et puis il y a la qualité du silence, plus fracassant parfois que toutes les musiques, comme par exemple l’inextinguible éclat de rire de « l’Inconnu » dans une des dernières scènes du film.

The Unknown est un film charnière dans l’œuvre cinématographique du réalisateur américain TOD BROWNING « Ce qui surprend le plus dans les films de Tod Browning, c’est moins le goût de la monstruosité qu’un don infaillible pour le mélodrame. Pas simplement un mélodrame de paco- tille qui fournirait un prétexte aux performances physiques de Lon Chaney et aux élucubrations de son metteur en scène. Mais un mélodrame bouleversant dont le sujet est le don de soi par amour.

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Les Rapaces

Les Rapaces

 

Film muet de Erich Von Stroheïm (1924)
Création musicale du collectif Inouï
Nicolas Chatenoud : guitare, basse – Guigou Chenevier : batterie, percussions – Fred Giuliani : samples – Guillaume Saurel : violoncelle – Emmanuel Gilot : création sonore
Produit par Inouï Productions, en partenariat avec Multipass et Les Grands films Classiques. Coproduit par Le Cratère scène nationale d’Alès et Les Salins scène nationale de Martigues. Avec le soutien de La DRAC et du Conseil Régional PACA, et du cinéma Utopia Avignon. Avec le soutien de la Spedidam.

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“Les Rapaces”, création musicale sur le film d’Erich Von Stroheim, menée par quatre musiciens du Collectif Inouï, s’inscrit dans un cycle de ciné-concerts inauguré il y a trois ans par Inouï Productions. Un cycle avec lequel Inouï Productions a ébauché une éthique et une esthétique particulière dans le genre de plus en plus fréquenté du ciné-concert. Une esthétique qui consiste à réaliser de vraies “créations musicales”.

Avec “The Unknown” (Tod Browning 1927), Guigou Chenevier, Nicolas Chatenoud et Guillaume Saurel ont composé une partition musicale très proche de l’image, collée à l’intrigue et aux mille visages de Lon Chaney. Loin du piano bastringue qui accompagnait vraisemblablement le film en 1927. Très loin aussi d’une improvisation plus ou moins réussie.

Avec “Nanouk l’Esquimau” (Robert Flaherty 1922), Guigou Chenevier, a poursuivi un vrai travail d’écriture de musique pour film. Mais les vastes étendues neigeuses de “Nanouk l’Esquimau” lui ont permis des digressions et une écriture moins collée à l’image. Le souffle grave et le rythme lent du 1er documentaire de l’histoire du cinéma l’ont amené à créer une musique climatique plutôt qu’une bande-son illustrative.

Avec “Les Rapaces”, Guillaume Saurel, Nicolas Chatenoud, Guigou Chenevier et Fred Giuliani ont dû trouver d’une certaine manière le juste milieu entre le traitement musical de “The Unknown” et celui de“Nanouk”. Trouver un souffle musical sur la longueur de ce film épique et Shakespearien de 1 heure 50, créer des lames de fond sonores, pour révéler toute la noirceur de l’âme humaine, en tout cas comme nous la montre Erich Von Stroheim. Cela ne leur a pas interdit de ponctuer d’illustrations distanciées les scènes cruciales du film. Car si “Les Rapaces” est à plus d’un titre un film démesuré, (par son format, par les sentiments qu’il met en scène, par le caractère extrêmement fort de ses personnages et des comédiens qui les incarnent, “Les Rapaces” est avant tout une histoire à l’intrigue implacable.

Lorsqu’ils ont commencé à réfléchir à un nouveau projet de ciné-concert après « The Unknown », ils ont eu du mal à trouver un film aussi fort que celui de Tod Browning. La découverte des “Rapaces” a été une révélation pour eux. Rapidement ils ont décidé de s’atteler à ce projet excitant et de ren- forcer leur équipe par un quatrième musicien pour être à la hauteur de ce projet ambitieux. Fred Giuliani, avec sa pratique personnelle et particulière du maniement des échantillonneurs leur a semblé le musicien idéal à adjoindre à cette aventure.

Pour cette création, Emmanuel Gilot (en charge de la création sonore), a mis au point un système de multi-diffusion qui permet de travailler sur les plans sonores.


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Les aventures du Prince Ahmed

Les aventures du Prince Ahmed

Die Abenteuer des Prinzen Achmedeiniger -1926
Réalisé par Lotte Reiniger
Genre : Animation, 1er long métrage d’animation en ombres chinoises de l’histoire du cinéma. Durée : 1h 5 min.
Année de production : 1926 Avec les Aventures du Prince Ahmed, Lotte Reiniger signe l’un des tout premiers longs métrages d’animation de l’histoire du cinéma.

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NOTE D’INTENTION(Fred Giuliani)
Nous avons tous dans notre mémoire collective l’aura de ces fabuleux Contes des Mille et Une Nuits ; rien qu’à prononcer ces quelques mots, il nous vient à l’esprit – même si peu de gens ont lu l’œuvre d’origine persane datant du VIII ème siècle, la traduction française datant elle du XVIII ème ! – les djinns, les goules, sorciers et mages, Shéhérazade et Aladin… Cette liste non exhaustive de personnages fantasques, fantastiques et fantasmagoriques a toujours eu la couleur de mondes parallèles qu’on craint mais qu’on veut toutefois explorer (enfant, qui n’a pas jeté un œil effrayé sous son lit…) Ils sont pourtant si proches de nous, les personnages de ces mondes parallèles, qu’ils semblent faire partie intégrante de nos vies.

Ahmed-orangeAborder un ciné-concert en solo représente un challenge artistique, car l’enjeu est forcément différent d’un travail collectif. La magie poétique de ce film a été un facteur déterminant dans l’envie de Fred Giuliani de composer pour ces sublimes images ; avec toutefois la complicité d’Emmanuel Gilot, créateur sonore déjà présent sur “Les Rapaces ».
Aborder la composition en se préoccupant uniquement – dans un premier temps – de rechercher des sons/samples apportant une couleur musicale à priori différente de celles inspirées « instinctivement » par l’image. La musique étant à ces moments-là un quatrième personnage qui se fond parmi ceux de l’histoire, entre personnages réels et esthétisme visuel.
Viennent ensuite les moments inévitables où la partition doit se conformer à l’action elle-même : l’arrivée grandiloquente des nombreux convives sur la place du Palais, certaines scènes de combat (la Sorcière et le Magicien, par exemple) ou la baignade des trois jeunes femmes espionnées par le Prince demandent une musique instantanément identifiable à la scène.
Ces cassures musicales sont nécessaires pour donner du rythme au récit.
Les timbres – utilisés comme des ambiances sonores harmoniques ou non, rythmiques ou non – sont le lien principal lors des différents rythmes au sein d’une scène, ainsi qu’entre deux scènes différentes ; ils sont ainsi présents en qualité de « tapisserie sonore » pour un choix de scènes précises, afin de laisser plus de place à l’image elle-même.


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L’Homme à la Caméra

L’Homme à la Caméra

Ciné concert (Chelovek s kinoapparatum)
Création 2008 au Cinéma Utopia AVIGNON en partenariat avec l’ADRC

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NOTE D’INTENTION
Dans la continuité de nos créations de ciné-concerts, après “The Unknown” en trio, (film court, au scénario intriguant, très rythmé) puis “Les Rapaces” en quatuor (au scénario tout aussi fort mais au rythme preque opposé, lancinant, un crescendo dramatique sur plus de deux heures) “L’homme à la caméra” sera pour nous un nouvel exercice de style.
Ce film mythique, à la fois documentaire et expérimental éclairera d’une manière nouvelle notre travail musical. Il nous a totalement séduit par la musicalité de son montage, mais aussi sa photo, exceptionnelle, son rythme effréné, mécanique, entre rigueur et liberté. “L’homme à la caméra” est en parfait accord avec notre discours artistique du moment.

L'Hom-CameraINSTRUMENTATION
Sur la base d’une dominante cordes électriques (guitare, basse, violoncelle) nous n’excluons pas l’apport d’autres instruments au travers de samples créés et pilotés en direct.

SCÉNOGRAPHIE
L’absence de scénario et d’intertitres permet d’intégrer une dimension scénographique à cette création grâce à des éclairages discrets sur différents points de jeux, offrant au public la possibilité de voir notre travail effectué en direct.

LE FILM
L’homme à la caméra est un film réalisé par Dziga Vertov en 1928. Film muet, il montre une réalité du communisme naissant. Tourné à Odessa, le synopsis du film repose sur le quotidien de ses habitants, du matin au soir, explorant toutes les facettes du travail, des loisirs, de la ville.


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