L’ Inconnu (The Unknown)

Film muet de Tod Browning (1927), « The Unknown » avec Lon Chaney et Joan Crawford
Création musicale sur le film muet de Tod Browning, avec:
– Nicolas Chatenoud  : mandoline basse et guitare électrique clavier, sampler
– Guigou Chenevier :guitare espagnole, clarinette, marimba, batterie
– Guillaume Saurel :violoncelle, flûte bambou, clavier – Emmanuel Gilot :création sonore

Créé en 2002 aux Festivals Banlieues Bleues et Music Action, ce projet était une co-réalisation  Inouï Productions – Cinéma Utopia d’Avignon, en partenariat avec l’Ajmi, le Vélo Théâtre d’Apt, l’Addm 84.

A l’initiative du Cinéma Utopia,  l’Inconnu sera proposé ce 31 décembre 2017 à 18h30 à Utopia Avignon. D’autres présentations sont envisagées en 2018.

dossier « L’Inconnu »

extraits video

« The Unknown  » est un film charnière dans l’œuvre cinématographique du réalisateur américain Tod Browning.
Sorti en 1927, ce fut l’un des tout derniers films muets réalisés.
À ce titre, «The Unknown » est une œuvre particulièrement intéressante, une œuvre certainement passée à côté du succès qui lui était dû…  pourtant un petit chef d’œuvre cinématographique, une œuvre « inclassable », entre mélo et film satirique, entre film noir et romanesque, entre expressionnisme et réalisme.« The Unknown » annonce déjà « Freaks », le film qui a rendu célèbre Tod Browning en 1932. Tout comme dans « Freaks », l’action de « The Unknown » se situe dans un cirque, il y est question de difformités et de mutilations physiques. L’univers cinématographique est à la fois grotesque et tragique, on rit où il faudrait pleurer, on pleure où il faudrait rire.

Nicolas Chatenoud, Guillaume Saurel et Guigou Chenevier composent depuis de nombreuses années, ensemble et séparément, dans de nombreuses autres formations. Leur musique, hors des cadres étriqués des chapelles musicales, libère l’imaginaire des auditeurs. Plus d’une fois la remarque leur a été faite : leur musique serait parfaite comme musique de film.
« La valeur de toute forme d’art dramatique se trouve dans son exactitude à dépeindre des personnages vrais, exécutant des gestes vrais et disant des choses vraies… » disait Tod Browning. La musique de Nicolas Chatenoud, Guigou Chenevier et Guillaume Saurel cherche à être elle aussi, construite, rigoureuse, et s’emploie à être au service des actions théâtrales, ou de l’état émotionnel recherché par tel ou tel metteur en scène ou chorégraphe lorsqu’ils travaillent dans le cadre de collaborations avec la danse ou le théâtre. « The Unknown » représente pour eux un terrain d’expérimentation idéal où liberté et contraintes devraient se conjuguer pour stimuler leur capacités créatrices.
« L’Inconnu » manchot ne joue-t-il pas de la guitare avec ses pieds? Et les roulements de timbales ne ponctuent-ils pas les numéros de cirque les plus extravagants? Pour ce travail de création, les trois musiciens mélangent instruments acoustiques (violoncelle, guitare, mandoline, percussions etc… ) et instruments électroniques (samplers, claviers, ordinateurs etc… ). Ils ont écrit une partition qui joue sur des niveaux différents, comme les images, qui plus d’une fois laissent le spectateur seul interprète du sens. Et puis il y a la qualité du silence, plus fracassant parfois que toutes les musiques, comme par exemple l’inextinguible éclat de rire de « l’Inconnu » dans une des dernières scènes du film.

The Unknown est un film charnière dans l’œuvre cinématographique du réalisateur américain TOD BROWNING « Ce qui surprend le plus dans les films de Tod Browning, c’est moins le goût de la monstruosité qu’un don infaillible pour le mélodrame. Pas simplement un mélodrame de paco- tille qui fournirait un prétexte aux performances physiques de Lon Chaney et aux élucubrations de son metteur en scène. Mais un mélodrame bouleversant dont le sujet est le don de soi par amour.

Les Cahiers du Cinéma n° 550.


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FAUST

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« Un des films les plus ambitieux de l’histoire du cinéma tant sur le plan thématique que formel. Murnau, dans son dernier film allemand, a voulu dépeindre l’affrontement entre Dieu et le Diable, entre l’ombre et la lumière (…). A la place d’une expression trop simpliste, schématique, et manichéenne des grandes luttes qui façonnent l’univers, surgissent une succession de visions magiques, où la lumière et l’ombre s’enlacent, s’empoignent, se mélangent selon des rapports de force plastiques et dynamiques toujours changeants et imprévisibles »     Jacques Lourcelles

Durée 1h 46 mns

12 décembre 2015, première en ouverture de la « Nuit Fantastique » du Cinéma Utopia Avignon

Thomas Barrière : guitare-composition
Bastien Pelenc : clavier, violon-machines, composition
Guigou Chenevier : batterie, marimba, clarinette, machines, clavier-composition
Emmanuel Gilot : son

Le projet de ciné-concert du Collectif Inouï sur FAUST, chef d’oeuvre absolu du cinéma muet de Friedrich Wilhelm Murnau (1926), est né de deux idées concomitantes. Celle, d’une part, des trois musiciens, de travailler de nouveau ensemble après leur belle aventure artistique de 2013-2014, « Résister à la Chaîne »  avec la metteuse en scène Perrine Maurin. D’autre part, celle de Patrick Guivarc’h du Cinéma Utopia et de Guigou Chenevier de présenter en décembre 2015 un ciné-concert ravageur, et ravagé, au public de la « Nuit du Fantastique », ébahi déjà il y a une dizaine d’années, par The Unknown de Tod Browning, du Collectif Inouï.

Au cours de leur travail de composition musicale, les trois musiciens ont constamment été portés par la force et la beauté du film, leur ligne artistique a toujours été dictée par le désir de faust photo 3servir au plus près la démesure de ce film.

Ils se sont  attelés aussi humblement que possible à l’écriture d’une partition extrêmement riche au niveau des timbres, des nuances et des intentions. Guitare électrique, violon, claviers, batterie, marimba, clarinette… l’instrumentarium utilisé par le trio parle de lui-même pour définir leur musique. Une musique totalement électrique, harmoniquement généreuse. A l’image d’Emil Jannings qui interprète dans le film de Murnau un Méphistophélès d’un cynisme, d’un humour et d’une violence incroyable, la musique du trio joue constamment sur des ruptures entre énergie brute, écritures savantes, violence rentrée ou humour décalé. Dans la dernière ligne droite de cette création, ils ont été rejoints par l’incontournable « Master of Sound » Emmanuel Gilot qui a parachevé la création musicale de FAUST, avec l’installation d’un dispositif de diffusion adapté, avec finesse et bon goût.

Dernières dates…:
– 9 septembre 2016: Cinéma le Mélies, Port-De-Bouc 13
– 10 septembre 2016: Vidéodrôme 2, Marseille 13
– 31 décembre 2016: Cinéma Utopia, Avignon 84

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