Les aventures du Prince Ahmed

Les aventures du Prince Ahmed

Die Abenteuer des Prinzen Achmedeiniger -1926
Réalisé par Lotte Reiniger
Genre : Animation, 1er long métrage d’animation en ombres chinoises de l’histoire du cinéma. Durée : 1h 5 min.
Année de production : 1926 Avec les Aventures du Prince Ahmed, Lotte Reiniger signe l’un des tout premiers longs métrages d’animation de l’histoire du cinéma.

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NOTE D’INTENTION(Fred Giuliani)
Nous avons tous dans notre mémoire collective l’aura de ces fabuleux Contes des Mille et Une Nuits ; rien qu’à prononcer ces quelques mots, il nous vient à l’esprit – même si peu de gens ont lu l’œuvre d’origine persane datant du VIII ème siècle, la traduction française datant elle du XVIII ème ! – les djinns, les goules, sorciers et mages, Shéhérazade et Aladin… Cette liste non exhaustive de personnages fantasques, fantastiques et fantasmagoriques a toujours eu la couleur de mondes parallèles qu’on craint mais qu’on veut toutefois explorer (enfant, qui n’a pas jeté un œil effrayé sous son lit…) Ils sont pourtant si proches de nous, les personnages de ces mondes parallèles, qu’ils semblent faire partie intégrante de nos vies.

Ahmed-orangeAborder un ciné-concert en solo représente un challenge artistique, car l’enjeu est forcément différent d’un travail collectif. La magie poétique de ce film a été un facteur déterminant dans l’envie de Fred Giuliani de composer pour ces sublimes images ; avec toutefois la complicité d’Emmanuel Gilot, créateur sonore déjà présent sur “Les Rapaces ».
Aborder la composition en se préoccupant uniquement – dans un premier temps – de rechercher des sons/samples apportant une couleur musicale à priori différente de celles inspirées « instinctivement » par l’image. La musique étant à ces moments-là un quatrième personnage qui se fond parmi ceux de l’histoire, entre personnages réels et esthétisme visuel.
Viennent ensuite les moments inévitables où la partition doit se conformer à l’action elle-même : l’arrivée grandiloquente des nombreux convives sur la place du Palais, certaines scènes de combat (la Sorcière et le Magicien, par exemple) ou la baignade des trois jeunes femmes espionnées par le Prince demandent une musique instantanément identifiable à la scène.
Ces cassures musicales sont nécessaires pour donner du rythme au récit.
Les timbres – utilisés comme des ambiances sonores harmoniques ou non, rythmiques ou non – sont le lien principal lors des différents rythmes au sein d’une scène, ainsi qu’entre deux scènes différentes ; ils sont ainsi présents en qualité de « tapisserie sonore » pour un choix de scènes précises, afin de laisser plus de place à l’image elle-même.


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L’Homme à la Caméra

L’Homme à la Caméra

Ciné concert (Chelovek s kinoapparatum)
Création 2008 au Cinéma Utopia AVIGNON en partenariat avec l’ADRC

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NOTE D’INTENTION
Dans la continuité de nos créations de ciné-concerts, après “The Unknown” en trio, (film court, au scénario intriguant, très rythmé) puis “Les Rapaces” en quatuor (au scénario tout aussi fort mais au rythme preque opposé, lancinant, un crescendo dramatique sur plus de deux heures) “L’homme à la caméra” sera pour nous un nouvel exercice de style.
Ce film mythique, à la fois documentaire et expérimental éclairera d’une manière nouvelle notre travail musical. Il nous a totalement séduit par la musicalité de son montage, mais aussi sa photo, exceptionnelle, son rythme effréné, mécanique, entre rigueur et liberté. “L’homme à la caméra” est en parfait accord avec notre discours artistique du moment.

L'Hom-CameraINSTRUMENTATION
Sur la base d’une dominante cordes électriques (guitare, basse, violoncelle) nous n’excluons pas l’apport d’autres instruments au travers de samples créés et pilotés en direct.

SCÉNOGRAPHIE
L’absence de scénario et d’intertitres permet d’intégrer une dimension scénographique à cette création grâce à des éclairages discrets sur différents points de jeux, offrant au public la possibilité de voir notre travail effectué en direct.

LE FILM
L’homme à la caméra est un film réalisé par Dziga Vertov en 1928. Film muet, il montre une réalité du communisme naissant. Tourné à Odessa, le synopsis du film repose sur le quotidien de ses habitants, du matin au soir, explorant toutes les facettes du travail, des loisirs, de la ville.


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