100 Guitares Sur Un Bateau Ivre

Une création Inouï 2018
coordination pédagogique et compositions : Gilles Laval
encadrement artistique et  coordination: 
Guigou Chenevier, Jean-Marc Montera, Laurent Luci, Jérémy Cardaccia, Julien Corda.

100 Guitares Sur Un Bateau Ivre est un projet musical ambitieux, créé par le guitariste-compositeur Gilles Laval en Juin 2017 à Villeurbanne. Ce projet, comme son titre le laisse entendre, propose de réunir 100 guitaristes d’horizons musicaux et de niveaux techniques différents, autour de ses compositions. L’univers musical de Gilles Laval fait souvent référence ici à l’élément liquide. Ses mélodies, ses textures musicales et ses carrures rythmiques évoquent la puissance des océans en s’inspirant librement du très célèbre poème d’Arthur Rimbaud, Le Bateau Ivre. Cette référence au Bateau Ivre n’est bien sûr pas due au hasard pour l’amoureux des fonds marins qu’est Gilles Laval. C’est aussi à une réflexion poétique et écologique sur l’avenir des océans qu’il nous convie.

Après avoir assisté avec enthousiasme à la deuxième représentation de 100 Guitares Sur Un Bateau Ivre à Lyon, Inouï Productions a décidé de recréer ce projet avec une équipe reconstituée de 100 guitaristes d’Avignon et des alentours, ainsi qu’une équipe d’encadrants pédagogiques ou capitaines (pour reprendre la définition de Gilles Laval), également recrutés localement.

24 septembre à L’Autre Scène à Vedène : 1ère répétition du projet « 100 guitares sur un bateau ivre #2 » avec le « noyau dur ». Ici avec Jean Marc Montera à la barre, superbe équipe ! Le bateau avance vite! La suite :  lundi 8 octobre !

8 octobre à L’Autre Scène : Superbe répétition #2 pour les 100 guitares sur un Bateau ivre d’Avignon aujourd’hui, avec des renforts guitaristiques de Villeurbanne(!) et de Marseille. Du bon vent dans les voiles, ça avance très vite. Il est encore temps de rejoindre le groupe des matelots « noyau dur » pour celles- ceux qui ont envie d aventures non conventionnelles …. ( juste oublié de faire des photos, donc ça sera celle-là pour cette fois …)

L’image contient peut-être : une personne ou plus et personnes sur scène26 novembre à L’Autre Sène  : Ca bosse ça joue ça sonne, encore une superbe répétition aujourd’hui à « l’Autre scène » à Vedène à côté d’Avignon qui nous accueille avec le noyau dur « des 100 guitares sur un bateau ivre ». On sera en (mini)concert le dimanche 16 décembre dans ce superbe lieu, pour une présentation publique/ discussion/ inscriptions… Guitaristes de tous bords et de tous âges et de toutes obédiences, on vous attend!

100 guitares sur (Sud)-dossier Inouï

extrait du projet sur Lyon


							

100 Guitares Sur Un Bateau Ivre

Une création Inouï 2018
coordination pédagogique et compositions : Gilles Laval
encadrement artistique et  coordination: 
Guigou Chenevier, Jean-Marc Montera, Laurent Luci, Jérémy Cardaccia, Julien Corda.

100 Guitares Sur Un Bateau Ivre est un projet musical ambitieux, créé par le guitariste-compositeur Gilles Laval en Juin 2017 à Villeurbanne. Ce projet, comme son titre le laisse entendre, propose de réunir 100 guitaristes d’horizons musicaux et de niveaux techniques différents, autour de ses compositions. L’univers musical de Gilles Laval fait souvent référence ici à l’élément liquide. Ses mélodies, ses textures musicales et ses carrures rythmiques évoquent la puissance des océans en s’inspirant librement du très célèbre poème d’Arthur Rimbaud, Le Bateau Ivre. Cette référence au Bateau Ivre n’est bien sûr pas due au hasard pour l’amoureux des fonds marins qu’est Gilles Laval. C’est aussi à une réflexion poétique et écologique sur l’avenir des océans qu’il nous convie.

Après avoir assisté avec enthousiasme à la deuxième représentation de 100 Guitares Sur Un Bateau Ivre à Lyon, Inouï Productions a décidé de recréer ce projet avec une équipe reconstituée de 100 guitaristes d’Avignon et des alentours, ainsi qu’une équipe d’encadrants pédagogiques ou capitaines (pour reprendre la définition de Gilles Laval), également recrutés localement.

Lundi 24 septembre à L’Autre Scène à Vedène : 1ère répétition du projet « 100 guitares sur un bateau ivre #2 » avec le « noyau dur ».

Ici avec Jean Marc Montera à la barre, superbe équipe ! Le bateau avance vite! La suite :  lundi 8 octobre !


100 guitares sur (Sud)-dossier Inouï

extrait du projet sur Lyon


							

L’ Inconnu (The Unknown)

L’ Inconnu (The Unknown)

Film muet de Tod Browning (1927)
« The Unknown » avec Lon Chaney et Joan Crawford
Création musicale sur le film muet de Tod Browning
Nicolas Chatenoud  : mandoline basse et guitare électrique clavier, sampler – Guigou Chenevier :guitare espagnole, clarinette, marimba, batterie – Guillaume Saurel :violoncelle, flûte bambou, clavier – Emmanuel Gilot :création sonore

Création en 2002 aux Festivals Banlieues Bleues et Music Action. Ce projet est une co-réalisation entre l’association Inouï Productions et le cinéma Utopia d’Avignon. En partenariat avec l’Ajmi, le Vélo Théâtre d’Apt, l’Addm 84.

extraits video

Télécharger le dossier de presse


« The Unknown » est un film charnière dans l’œuvre cinématographique du réalisateur américain Tod Browning. Sorti en 1927, c’est l’un des tout derniers films muets réalisés. À ce titre, « The Unknown » est une œuvre particulièrement intéressante, une œuvre qui est certai- nement passée à côté du succès qui lui était dû… « The Unknown » est pourtant un petit chef d’œuvre cinématographique, une œuvre « inclassable », entre mélo et film satirique, entre film noir et roma- nesque, entre expressionnisme et réalisme.
À plus d’un titre « The Unknown » annonce déjà « Freaks », le film qui a rendu célèbre Tod Browning en 1932. Tout comme dans « Freaks », l’action de « The Unknown » se situe dans un cirque, il y est question de difformités et de mutilations physiques. L’univers cinématographique est à la fois grotes- que et tragique, on rit où il faudrait pleurer, on pleure où il faudrait rire.
Nicolas Chatenoud, Guillaume Saurel et Guigou Chenevier composent depuis de nombreuses années des musiques pour la danse (par exemple pour Maguy Marin avec Volapük, en ce qui concerne Guigou Chenevier et Guillaume Saurel, ou pour le théâtre (par exemple pour « Ailleurs »de la com- pagnie Mises en Scène, créé en Juin 2000 à Avignon, sur des textes d’Henri Michaux, en ce qui concerne Guigou Chenevier et Nicolas Chatenoud). Il semble bien que leur musique, hors des cadres étriqués des chapelles musicales, libère l’imaginaire des auditeurs. Plus d’une fois la remarque leur a été faite : leur musique serait parfaite comme musique de film.
« La valeur de toute forme d’art dramatique se trouve dans son exactitude à dépeindre des person- nages vrais, exécutant des gestes vrais et disant des choses vraies… » disait Tod Browning. La musique de Nicolas Chatenoud, Guigou Chenevier et Guillaume Saurel cherche à être elle aussi, construite, rigoureuse, et s’emploie à être au service des actions théâtrales, ou de l’état émotionnel recherché par tel ou tel metteur en scène ou chorégraphe lorsqu’ils travaillent dans le cadre de collaborations avec la danse ou le théâtre. « The Unknown » représente pour eux un terrain d’expéri- mentation idéal ou liberté et contraintes devraient se conjuguer pour stimuler leur capacités créa- trices, sans oublier les nombreux aspects musicaux du film…
« L’Inconnu » manchot ne joue-t-il pas de la guitare avec ses pieds ? Et les roulements de timbales ne ponctuent-ils pas les numéros de cirque les plus extravagants ? Pour ce travail de création, Nicolas Chatenoud, Guigou Chenevier et Guillaume Saurel mélangent instruments acoustiques (violoncelle, guitare, mandoline, percussions etc… ) et instruments électroniques (samplers, claviers, ordinateurs etc… ). Ils ont écrit une partition qui joue sur des niveaux différents, comme les images, qui plus d’une fois laissent le spectateur seul interprète du sens. Et puis il y a la qualité du silence, plus fracassant parfois que toutes les musiques, comme par exemple l’inextinguible éclat de rire de « l’Inconnu » dans une des dernières scènes du film.

The Unknown est un film charnière dans l’œuvre cinématographique du réalisateur américain TOD BROWNING « Ce qui surprend le plus dans les films de Tod Browning, c’est moins le goût de la monstruosité qu’un don infaillible pour le mélodrame. Pas simplement un mélodrame de paco- tille qui fournirait un prétexte aux performances physiques de Lon Chaney et aux élucubrations de son metteur en scène. Mais un mélodrame bouleversant dont le sujet est le don de soi par amour.

Les Cahiers du Cinéma n° 550.


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100 Guitares Sur Un Bateau Ivre

Une création Inouï 2018
coordination pédagogique et compositions : Gilles Laval
encadrement artistique et  coordination: 
Guigou Chenevier, Jean-Marc Montera, Laurent Luci, Jérémy Cardaccia, Julien Corda.

100 Guitares Sur Un Bateau Ivre est un projet musical ambitieux, créé par le guitariste-compositeur Gilles Laval en Juin 2017 à Villeurbanne. Ce projet, comme son titre le laisse entendre, propose de réunir 100 guitaristes d’horizons musicaux et de niveaux techniques différents, autour de ses compositions. L’univers musical de Gilles Laval fait souvent référence ici à l’élément liquide. Ses mélodies, ses textures musicales et ses carrures rythmiques évoquent la puissance des océans en s’inspirant librement du très célèbre poème d’Arthur Rimbaud, Le Bateau Ivre. Cette référence au Bateau Ivre n’est bien sûr pas due au hasard pour l’amoureux des fonds marins qu’est Gilles Laval. C’est aussi à une réflexion poétique et écologique sur l’avenir des océans qu’il nous convie.

Après avoir assisté avec enthousiasme à la deuxième représentation de 100 Guitares Sur Un Bateau Ivre à Lyon, Inouï Productions a décidé de recréer ce projet avec une équipe reconstituée de 100 guitaristes d’Avignon et des alentours, ainsi qu’une équipe d’encadrants pédagogiques ou capitaines (pour reprendre la définition de Gilles Laval), également recrutés localement.

Lundi 24 septembre à L’Autre Scène à Vedène : 1ère répétition du projet « 100 guitares sur un bateau ivre #2 » avec le « noyau dur ».

Ici avec Jean Marc Montera à la barre, superbe équipe ! Le bateau avance vite! La suite :  lundi 8 octobre !


100 guitares sur (Sud)-dossier Inouï

extrait du projet sur Lyon


							

L’ Inconnu (The Unknown)

Film muet de Tod Browning (1927), « The Unknown » avec Lon Chaney et Joan Crawford
Création musicale sur le film muet de Tod Browning, avec:
– Nicolas Chatenoud  : mandoline basse et guitare électrique clavier, sampler
– Guigou Chenevier :guitare espagnole, clarinette, marimba, batterie
– Guillaume Saurel :violoncelle, flûte bambou, clavier – Emmanuel Gilot :création sonore

Créé en 2002 aux Festivals Banlieues Bleues et Music Action, ce projet était une co-réalisation  Inouï Productions – Cinéma Utopia d’Avignon, en partenariat avec l’Ajmi, le Vélo Théâtre d’Apt, l’Addm 84.

A l’initiative du Cinéma Utopia,  l’Inconnu sera proposé ce 31 décembre 2017 à 18h30 à Utopia Avignon. D’autres présentations sont envisagées en 2018.

dossier « L’Inconnu »

extraits video

« The Unknown  » est un film charnière dans l’œuvre cinématographique du réalisateur américain Tod Browning.
Sorti en 1927, ce fut l’un des tout derniers films muets réalisés.
À ce titre, «The Unknown » est une œuvre particulièrement intéressante, une œuvre certainement passée à côté du succès qui lui était dû…  pourtant un petit chef d’œuvre cinématographique, une œuvre « inclassable », entre mélo et film satirique, entre film noir et romanesque, entre expressionnisme et réalisme.« The Unknown » annonce déjà « Freaks », le film qui a rendu célèbre Tod Browning en 1932. Tout comme dans « Freaks », l’action de « The Unknown » se situe dans un cirque, il y est question de difformités et de mutilations physiques. L’univers cinématographique est à la fois grotesque et tragique, on rit où il faudrait pleurer, on pleure où il faudrait rire.

Nicolas Chatenoud, Guillaume Saurel et Guigou Chenevier composent depuis de nombreuses années, ensemble et séparément, dans de nombreuses autres formations. Leur musique, hors des cadres étriqués des chapelles musicales, libère l’imaginaire des auditeurs. Plus d’une fois la remarque leur a été faite : leur musique serait parfaite comme musique de film.
« La valeur de toute forme d’art dramatique se trouve dans son exactitude à dépeindre des personnages vrais, exécutant des gestes vrais et disant des choses vraies… » disait Tod Browning. La musique de Nicolas Chatenoud, Guigou Chenevier et Guillaume Saurel cherche à être elle aussi, construite, rigoureuse, et s’emploie à être au service des actions théâtrales, ou de l’état émotionnel recherché par tel ou tel metteur en scène ou chorégraphe lorsqu’ils travaillent dans le cadre de collaborations avec la danse ou le théâtre. « The Unknown » représente pour eux un terrain d’expérimentation idéal où liberté et contraintes devraient se conjuguer pour stimuler leur capacités créatrices.
« L’Inconnu » manchot ne joue-t-il pas de la guitare avec ses pieds? Et les roulements de timbales ne ponctuent-ils pas les numéros de cirque les plus extravagants? Pour ce travail de création, les trois musiciens mélangent instruments acoustiques (violoncelle, guitare, mandoline, percussions etc… ) et instruments électroniques (samplers, claviers, ordinateurs etc… ). Ils ont écrit une partition qui joue sur des niveaux différents, comme les images, qui plus d’une fois laissent le spectateur seul interprète du sens. Et puis il y a la qualité du silence, plus fracassant parfois que toutes les musiques, comme par exemple l’inextinguible éclat de rire de « l’Inconnu » dans une des dernières scènes du film.

The Unknown est un film charnière dans l’œuvre cinématographique du réalisateur américain TOD BROWNING « Ce qui surprend le plus dans les films de Tod Browning, c’est moins le goût de la monstruosité qu’un don infaillible pour le mélodrame. Pas simplement un mélodrame de paco- tille qui fournirait un prétexte aux performances physiques de Lon Chaney et aux élucubrations de son metteur en scène. Mais un mélodrame bouleversant dont le sujet est le don de soi par amour.

Les Cahiers du Cinéma n° 550.


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LES PHASMES

Phasmes VedèneLES PHASMES

Trio de plaques amplifiées – Une création du Collectif Inouï
Pierre COIFFARD, Serge INNOCENT, Guigou CHENEVIER,  plaques amplifiées (bois, verre, métal)
Emmanuel GILOT, création sonore / Erick PRIANO, création visuelle
Avec le soutien de la Drac, du Conseil Régional PACA et du Conseil Général de Vaucluse.

            Dossier les Phasmes         Écouter les Phasmes 

fiche technique son                                photo 1 l’Autre Scène                                               photo 2 l’Autre Scène


 LE FOND ET LA FORME:

Les phasmes sont des insectes herbivores. Voilà un bon point.
Les Phasmes se fondent dans leur environnement pour survivre, en imitant à la perfection brindilles, feuilles mortes ou baguettes de bois dur. Voilà qui nous parle. De plus, certaines espèces de phasmes disposent de glandes sécrétant des substances toxiques comme moyens de défense. Voilà qui nous ravit. En somme, les phasmes sont aux caméléons, ce que les batteurs sont aux musiciens : des copies rudimentaires et PHOTO LES PHASMES (Philippe Houssin)nocives. Nous qui sommes trois batteurs, sommes des bestioles qui pour se défendre, sécrétons des substances toxiques à base d’éléments percussifs.

Un trio camouflé sous des couches de sons. Des agrégats d’harmoniques.
Des architectures de peaux. Des assemblages de timbres.
Des conglomérats d’ondes cuivrées et martelées. Des chevauchements de rythmes.
Des tas de vibrations. Des kilos de fûts.
Des entrelacs de pulsations. Des monceaux d’atmosphères cadencées.
Le tout, totalement libre et improvisé.
Trois sales bêtes qui improvisent et se fondent comme du beurre dans la poêle à frire de leurs imaginaires.

Les Phasmes, c’est 3 cerveaux, 6 neurones, 6 bras, 6 mains, une vingtaine de pieds (de cymbales), des plaques de tôle, des casseroles, des aiguilles à tricoter, un arsenal d’objets sans queues ni têtes (mais bougrement bruyants), bref, tout un attirail de salle des ventes. Grâce à la magie du spectacle, Les Phasmes transforment tout ce bric à brac en une musique sans cesse renouvelée.

LES ATELIERS
Les Phasmes 6 (Photo Delphine Michelangeli)Les phasmes sont des insectes sans ailes qui ressemblent aux tiges et aux branchages sur lesquels ils vivent. Ils bougent peu mais produisent des sons, des bruits et des frottements que l’on pourrait amplifier afin d’en recueillir de la matière. Le trio des « Phasmes » travaille ainsi, sur des plaques de verre, bois et métal. Il déplace, frotte, frappe et fait tourner ses objets sonores, peu à peu amplifiés et diffusés grâce à la maitrise technique d’Emmanuel Gilot. Il en résulte une poésie sonore improvisée, une architecture de l’éphémère, une ode à la fragilité et à l’écoute ouverte.

En amont du concert, « les Phasmes » propose un atelier artistique centré sur la pratique. Les élèves sont invités à piocher des objets (baguettes, boites de conserves, tiges diverses, brosses, jouets, clochettes…), à plonger dans les méandres de leurs sonorités cachées en exploitant au maximum les possibilités d’en faire sortir des sons sur ces fameuses plaques amplifiées. Encore une fois, la technique est au rendez-vous et jamais un accroc ne vient perturber les apprentis-chercheurs dans leur expérimentation.

Puis trois ateliers sont proposés:

– Le premier aborde l’architecture sonore, en construisant des parcours mécaniques à l’aide d’objets à remonter, à pousser, à faire rouler…L’un déclenche les autres qui se mettent tour à tour en mouvement et en résonance. Ici, l’aléatoire et le hasard prennent une grande place, le jeu aussi, bien entendu.
– Le deuxième atelier explore plus en amont les plaques amplifiées et travaille l’écoute, l’improvisation, la notion d’individualité et de collectif au sein d’une production sonore. Des sons longs, circulaires, cycliques, des ostinati (petits fragments répétés en boucle), des sons uniques…
– Le troisième atelier propose une approche musicale centrée davantage sur l’écriture et la construction. Chaque élément proposé par les élèves est expérimenté, à l’aune de tous les autres. Comment imbriquer les choses, les unifier ou les désolidariser dans une pièce commune. Il en résulte une petite forme où la simplicité et la rigueur deviennent la clé.
A l’issue de ce travail en groupe, tous les élèves se retrouvent pour découvrir les productions de chacun. L’échange, le dialogue et l’esprit critique sont au rendez-vous afin de saisir l’importance de chaque geste, chaque son, chaque petite pièce d’une architecture globale. Nous repartons convaincus par la richesse pédagogique d’une telle immersion dans ce qu’est le processus de recherche d’un artiste au travail. Chaque élément abordé est une facette de ce que cherchent à jouer et à faire entendre les Phasmes. Les élèves apprennent ainsi à gommer toute hiérarchie dans l’univers sonore qui nous entoure, à aborder l’improvisation par l’écoute et le partage, à se mettre dans une position de chercheur, tour à tour talentueux ou bredouilles, à construire avec les autres et surtout, à ouvrir grand leurs oreilles sur le monde.
Un atelier dont on peut assurément réutiliser ce qu’il apporte tout au long d’un processus pédagogique à long terme. Les portes s’ouvrent, les élèves repartent avec l’envie d’aller chiner quelques objets pour en produire une œuvre, à la manière des collages dada.

 


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TARKOS OPERA

(ou À quoi bon encore des poètes ?)

Stéphane Keruel: Jeu, chant, mise en scène, scénographie

Guigou Chenevier: Compositions musicales, percussions, clarinette, clavier, sons

Emmanuel Gilot: Création sonore, fabrication, bidouillages

Sur des textes de Christophe Tarkos (1963 – 2004)

Production INOUÏ PRODUCTIONS

Production associée: LE CHANT DE LA CARPE

Partenariat: VELO THÉÂTRE

Tarkos Opéra est un atelier-spectacle en co-construction avec les publics. L’expérience est ainsi naturellement différente à chaque rencontre, s’adressant à des publics variés, s’inscrivant aussi bien dans des créneaux de programmation en soirée que répondant à d’autres temps de rencontres imaginées par les structures. En interaction avec les spectateurs, cet atelier-spectacle a pour but la trituration collective de questions et leur expérimentation, sonore et musicale, à travers la participation active des spectateurs et des propositions artistiques que nous produisons en direct.

Deux formules : La proposition n° 1 propose, en amont de la soirée, des temps de travail collectif avec tout ou partie du groupe-public, afin de préparer sa contribution à la représentation. Sa participation sera verbale, sonore et chantée. Pour public scolaire (notamment lycéens). La proposition n° 2 embarque le public dans une aventure interactive ponctuelle, sans rencontre ni travail préalable.

Pour tout public.

Résidences de création :
– LES HAUTS PLATEAUX (Avignon, 84)
– Le VELO THÉATRE (Apt, 84)
– l’ HORIZON – Recherches et créations (La Rochelle, 17)

Dossier Tarkos Opéra 2018

Christophe Tarkos sur scène

 

FAUST

faust photo 2

« Un des films les plus ambitieux de l’histoire du cinéma tant sur le plan thématique que formel. Murnau, dans son dernier film allemand, a voulu dépeindre l’affrontement entre Dieu et le Diable, entre l’ombre et la lumière (…). A la place d’une expression trop simpliste, schématique, et manichéenne des grandes luttes qui façonnent l’univers, surgissent une succession de visions magiques, où la lumière et l’ombre s’enlacent, s’empoignent, se mélangent selon des rapports de force plastiques et dynamiques toujours changeants et imprévisibles »     Jacques Lourcelles

Durée 1h 46 mns

12 décembre 2015, première en ouverture de la « Nuit Fantastique » du Cinéma Utopia Avignon

Thomas Barrière : guitare-composition
Bastien Pelenc : clavier, violon-machines, composition
Guigou Chenevier : batterie, marimba, clarinette, machines, clavier-composition
Emmanuel Gilot : son

Le projet de ciné-concert du Collectif Inouï sur FAUST, chef d’oeuvre absolu du cinéma muet de Friedrich Wilhelm Murnau (1926), est né de deux idées concomitantes. Celle, d’une part, des trois musiciens, de travailler de nouveau ensemble après leur belle aventure artistique de 2013-2014, « Résister à la Chaîne »  avec la metteuse en scène Perrine Maurin. D’autre part, celle de Patrick Guivarc’h du Cinéma Utopia et de Guigou Chenevier de présenter en décembre 2015 un ciné-concert ravageur, et ravagé, au public de la « Nuit du Fantastique », ébahi déjà il y a une dizaine d’années, par The Unknown de Tod Browning, du Collectif Inouï.

Au cours de leur travail de composition musicale, les trois musiciens ont constamment été portés par la force et la beauté du film, leur ligne artistique a toujours été dictée par le désir de faust photo 3servir au plus près la démesure de ce film.

Ils se sont  attelés aussi humblement que possible à l’écriture d’une partition extrêmement riche au niveau des timbres, des nuances et des intentions. Guitare électrique, violon, claviers, batterie, marimba, clarinette… l’instrumentarium utilisé par le trio parle de lui-même pour définir leur musique. Une musique totalement électrique, harmoniquement généreuse. A l’image d’Emil Jannings qui interprète dans le film de Murnau un Méphistophélès d’un cynisme, d’un humour et d’une violence incroyable, la musique du trio joue constamment sur des ruptures entre énergie brute, écritures savantes, violence rentrée ou humour décalé. Dans la dernière ligne droite de cette création, ils ont été rejoints par l’incontournable « Master of Sound » Emmanuel Gilot qui a parachevé la création musicale de FAUST, avec l’installation d’un dispositif de diffusion adapté, avec finesse et bon goût.

Dernières dates…:
– 9 septembre 2016: Cinéma le Mélies, Port-De-Bouc 13
– 10 septembre 2016: Vidéodrôme 2, Marseille 13
– 31 décembre 2016: Cinéma Utopia, Avignon 84

télécharger le dossier FAUST

PILES

Trio de batteries avec Anthony Laguerre, Michel Deltruc, Guigou Chenevier.
Son:  Emmanuel Gilot.

CHENEVIER DELTRUC LAGUERRETRIO BATTERIE CCAM VANDOEUVRE LES NANCY 14012016

crédit Arnaud Martin

Première étape de cette création: résidence du 4 au 14 Janvier 2016 au CCAM de Vandoeuvre-Les-Nancy, finalisée par une présentation publique.

Seconde étape aux Hauts Plateaux : résidence-répétition du 6 au 11 juin 2016.

Troisième étape: tournée  et enregistrement du 2 au 13 novembre 2016

 

 

Ecouter PILES

Trente ans après la création en 1985 du trio « Les Batteries » avec Charles Hayward,Rick Brown et lui-même, l’idée de Guigou Chenevier est de replacer au cœur de cette création l’élément central et essentiel de son travail depuis plus de quarante ans.
A savoir:  la recherche rythmique et la batterie, son instrument principal.
Revenir aux fondamentaux, revisiter la forme du trio, c’est aussi un challenge pour ne pas tomber dans les ornières du déjà vu, pousser plus loin la composition au sein d’un ensemble à percussions  (approche mélodique de l’instrument, travail sur les timbres etc.).
Point commun avec le trio de 1985 : l’énergie comme moteur, et la mise en valeur de la théâtralité des instruments de percussions.

dossier de presse

 

 

Volapük

Volapük

Leur musique est autant physique que cérébrale. Volapük, c’est du jazz sans grille, du rock sans œillères, de la contemporaine dopée au viagra.

télécharger le dossier de presse         http://soundcloud.com/volapuk


Volapük a la peau dure, quinze ans d’âge. De l’expérience plein les pattes,Volapük a silloné le monde : la Pologne, l’Italie, la Tchéquie, l’Argentine, la Hollande, l’Ouzbékistan, le Canada, la Nouvelle Zélande, etc… En France comme ailleurs, Volapük a écumé les festivals les plus audacieux, les scènes les plus diverses, les squats les plus obscurs. Volapük a même joué au milieu des chèvres d’une bergerie et a été nominé aux Victoires de la Musique pour la musique du spectacle de Maguy Marin, « Aujourd’hui Peut-Être ».

En 2007, Volapük se jette à corps perdu dans une nouvelle aventure et compose un répertoire impro- visé. Perspective impossible comme dans un tableau de Conelis Escher. Volapük défriche assurément une parcelle nouvelle de l’improvisation collective. Fidèle en cela à son idéal de toujours : celui de ne rien s’interdire.

Leurs thèmes gagnent une dramaturgie, une profondeur expressive qui démontre la capacité à ne pas s’enfermer dans un système. Un atout pour un avenir radieux.

Sylvain Siclier Jazzman

Volapük a joué dans de nombreux festivals comme Victoriaville, Banlieues bleues, Vandœuvre-lez -Nancy, Macao, Isole Che Parlano, Burgos…

Takumi Fukushima : violon, chant
Guigou Chenevier : batteries percussions
Michel Mandel : clarinettes, taragot, basse
Guillaume Saurel : violoncelle
Emmanuel Gilot :création sonore


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Gare aux Oreilles

GARE AUX OREILLES !

FESTIVAL DE MUSIQUES INCLASSABLES
Coproduction: Inouï et La Gare de Coustellet

« Gare aux Oreilles », le festival qui casse délicieusement les oreilles, et recolle délicatement les morceaux..

Le Festival « Gare aux Oreilles » est né en 2002, près d’une jolie gare désaffectée. Véritable îlot de résistance, il a essayé d’échapper au rouleau compresseur du marché libéral, et a tenu…10 ans!!
Ont été invités des musiciens, des plasticiens, des dresseurs de puces, et autres créateurs inclassables, venus d’ici, d’ Europe et d’ailleurs, suivant le fil ténu et précieux des amitiés nouées ici et là, les oreilles toujours en éveil, la curiosité comme moteur, et l’envie de partager nos découvertes en guise de carburant vert. « Gare aux Oreilles » est devenu LE RENDEZ-VOUS « INRATABLE » de l’été, attendu (pas par des milliers de spectateurs, certes, mais par un nombre raisonnable d’amateurs..)
Pendant dix ans, Il a grandi sans croître, a gardé son esprit accueillant, à la fois sérieux et léger, défricheur et inventif, a conservé ce grand champ libre où tous les publics se sentent un peu chez eux.

Sénégal
Suède
Pologne
Hongrie
États-Unis
Japon
Angleterre
Suisse
Pays Bas
Autriche
Tchéquie
Italie
Slovénie
Québec
France

Soutiens:  Communauté de Communes de Coustellet,  Région Paca, Conseil Général de Vaucluse, Direction Régionale des Affaires Culturelles,  ADDM 84.

LES AFFICHES

 

Balungan

BALUNGAN

P8 Balungan

FRANCE / INDONESIE

Avec le soutien du CCAM, S. N. de Vandoeuvre-les-Nancy, de l’Institut Français de Yogyakarta, de la Drac PACA, du Conseil Régional PACA, du Conseil Général de Vaucluse, du Consulat Général de la République d’Indonésie à Marseille. Avec l’aide de l’ONDA et de la SPEDIDAM

BALUNGAN (squelette en indonésien) Teneur, Cantus Firmus, d’une pièce de gamelan (Catherine Basset dans “Musiques de Bali à Java” – Éditions Actes Sud, 1995)

Avec Guigou Chenevier, Loïc Guénin, Gilles Laval, Franck Testut, Laurent Luci, Laurent Frick, Desyana Wulani Putri, Setyaji Dewanto, Setyanto Prajoko, Sudaryanto, Sutikno, Tri Widiantoro
Création sonore : Emmanuel Gilot

dossier Balungan 2018
fiche-technique-balungan_2017

video

site Balungan

Le projet BALUNGAN est porté conjointement par quatre structures associatives :
Inouï Productions (Avignon) / Le Phare à Lucioles (Sault)
Chef Menteur (Lyon) / Gayam 16 (Yogyakarta)

P1 Balungan 061Ces quatre structures ont en commun de promouvoir les musiques nouvelles, de défendre la création contemporaine, de bénéficier d’une longue expérience en matière de pratiques pédagogiques et innovantes.
Outre ces fortes affinités artistiques et politiques, les directeurs artistiques des trois structures françaises ont également comme point commun d’être tous musiciens, compositeurs, et régulièrement leaders de projets de créations musicales. Ils ont déjà collaboré ensemble à plusieurs reprises sur le plan musical ou pédagogique.
C’est donc tout naturellement qu’ils ont décidé de regrouper leurs forces et leurs efforts pour faire vivre le projet BALUNGAN. Cette nouvelle étape de partage et de mutualisation des moyens et des énergies entre ces quatre structures bouillonnantes devrait participer à coup sûr à l’émergence d’un réseau international de résistance artistique centré sur la création musicale contemporaine.

Perspectives 2018:
– Musée des Confluences, 86 Quai Perrache, 69002 Lyon
– Maison des Cultures du Monde, 101 Boulevard Raspail, 75006 Paris
– estival « le grand Bivouac », 88 Rue de la République, 73200 Albertville
– Opéra Grand Avignon, 84000 Avignon
– Institut des Cultures de l’Islam, 56 Rue Stephenson, 75018 Paris

 

2017: RESIDENCES ET TOURNEES EN FRANCE ET EN INDONÉSIE

– 7 au 14 mai: résidence à l’Arsenal, Metz, 57
– 14 mai: Festival « Passages », Metz, 57  
– 16 mai: Festival « Musique Action », Vandoeuvre-Les-Nancy, 54 
– 19 mai:  ACB, Scène Nationale – CIM, Bar-le-Duc, 55
– 21-22 mai: enregistrement à la Garance, Cavaillon, 84
– 23 mai: La Garance, Scène Nationale de Cavaillon, 84 
– 23 juillet: « Festival International du gamelan », Yogyakarta (Indonésie)
– 27 juillet: Institut Français de Yogyakarta (Indonésie)
– 29 juillet: Festival « 5 Gunung », Pakis (Indonésie)

 

2015: RÉSIDENCES et TOURNÉE EN FRANCE

– 20 au 26 mars: résidence, Le Phare à Lucioles, Sault (84)
– 27 et 28 mars: La Courroie, Althen-les-Paluds (84)
– 29 et 30 mars: résidence, Centre Culturel André Malraux, Vandoeuvre-les-Nancy (54)
– 31 mars: Centre Culturel André Malraux, Vandoeuvre-les-Nancy (54)
– 1er avril: S.N. « Les 2 Scènes »- SMAC La Rodia, Besançon (25)
– 2 avril: ateliers, Conservatoire de Musique, Besançon (25)
– 4 avril: Festival Banlieues Bleues, Pantin (93)

 

2014: RÉSIDENCE – CONCERT EN INDONÉSIE

21 octobre au 5 novembre: Institut Français, Yogyakarta – Indonésie

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RÊVE GÉNÉRAL

 

Rêve Général

Réunion et création des groupes Metamorphosis + Volapük (moins un)
Produit par Inouï Productions, avec le soutien du Brise-Glace (Annecy -74), de la DRAC PACA, de la Région PACA, du Conseil Général du Vaucluse, de la ville d’Avignon, du Forum Culturel Autrichien, de la Spedidam.

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LES MUTANTS MAHA

LES MUTANTS MAHA

Guigou Chenevier : batterie, compositions / Takumi Fukushima : violon, voix / Lionel Malric : claviers
Avec le soutien de la Drac PACA, du Conseil Régional PACA et du Conseil Général du Vaucluse

visuel Piero Coiffard                     dossier

 

photo "Les Mutants Maha"Zizeeria Maha » est le nom savant d’un papillon. Un papillon bien particulier, puisqu’on le trouve en particulier dans la région de Fukushima au Japon. Depuis le terrible accident nucléaire du 11 Mars 2011, ce papillon a muté. De nombreuses malformations au niveau de ses pattes, de ses ailes et de ses antennes ont été détectées par les scientifiques japonais. Ces malformations font plus ressembler aujourd’hui ce papillon à un disgracieux escargot qu’à l’élégant insecte qu’il était à l’origine.
A partir de cet horrible fait divers lu dans la presse, Guigou Chenevier a réfléchi à l’idée de compositions mutantes. Des compositions musicales minimalistes d’abord presque dérivant peu à peu vers des formes étranges et monstrueuses. Embarquer Takumi Fukushima dans cette aventure était l’évidence. Y adjoindre les deux mains de Lionel Malric, expert en trafiquage de claviers, coula rapidement sous le sens. Les Mutants Maha est un projet de création musicale, au cœur duquel l’écriture et l’architecture seront maitresses.
Pas (ou peu) d’improvisations dans cet univers post- atomique ou les vaches, inutiles productrices d’un lait nocif, sont abattues en pleins champ, mais plutôt cette recherche de mutations et d’ionisations. Un petit hommage à Edgar Varèse ne peut jamais faire de mal…

2016 :
– 11 au 17 mars : résidence-enregistrement, Ateliers Claus, Bruxelles Mutants Maha live
– 18 mars : concert, Ateliers Claus, Bruxelles
– 19 mars : M.J.Chezelles, Louvain-La-Neuve, 31
– 26 mars : Salle des Fêtes, Beaufort sur Doron, 74
– 27 mars : Les Instants Musicales, Montaulieu, 26
– 15 avril : La Fabuleuz, Apt, 84
– 16 avril : Asile 404, Marseille, 13
– 22 avril : la Baignoire, Montpellier, 34
– 24 avril : Espace 025rjj / Chapelle, Loupian, 34
– 9 décembre : Le Vivat, l’Armentière, 59
– 10 décembre : Le Blockhaus d’Eperlecques, 62


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Mutants Maha live 1

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LE BAL INOUI

LE BAL INOUI

Une création musicale et dansante du Collectif Inouï
Guigou Chenevier, batterie, percussions, clarinette / Laurent Frick, chant, mélodica
Farid Khenfouf, guitare basse / Laurent Luci, guitare, mandoline, saz / Emmanuel Gilot, création sonore
(Avec le soutien de la Drac, du Conseil Régional PACA et du Conseil Général de Vaucluse)

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le Bal Inoui2@DelphineMichelangeli

Pour un musicien engagé dans une démarche créative, il va de soi de s’aventurer sans cesse sur des terrains nouveaux. Des terrains où l’on ne l’attend pas, et surtout, où il se surprendra lui-même. C’est seulement à ce prix, en multipliant les expériences et les contraintes, qu’il échappera peut-être à ses propres clichés, à ses propres tics d’écriture et de jeu.
C’est en partant de cette analyse, que l’idée du Bal Inouï est née. En effet, pour un collectif maniant plus habilement la dissonance et l’arythmie que la consonance et les rythmes binaires, quel terrain plus neuf que celui des musiques de danse ? Quel pari plus difficile que celui d’imaginer un répertoire de morceaux à danser ? Quoi de plus éloigné de nos musiques inclassables, et de nos improvisations extrêmes ? Deux slogans résument mieux que de longs discours la philosophie musicale d’Inouï : “Il est interdit d’interdire” et “Tout est musique”. Deux slogans indispensables pour se tenir debout. Il est possible ensuite de danser d’un pied sur l’autre. Sur un pied la musique écrite, sur l’autre l’improvisation. Sur un pied les rythmes binaires, sur l’autre les mesures composées. Sur un pied la musique savante, sur l’autre la musique populaire. L’équilibre n’est trouvé que par ce jeu de balancier permanent et par ces appropriations successives. Voilà pour le fond. Quant à la forme, elle a pris celle d’un répertoire de reprises aux contours plutôt rock : Elvis Costello, James Chance, PIL, Captain Beefheart, Bourvil, Boris Vian, Beastie Boys, Latin Playboys, Fernandel, Les Tueurs de la Lune de Miel, Père Ubu, The Meters etc.


LISTE DES MORCEAUX

1. Same Brown Hearth (Latin Playboys)
2. Cross Your Love Gets Sweeter (Finley Guaye)
3. I Found Out (John Lennon)
4. Le Tango Des Bouchers (Boris Vian)
5. Pump It Up (Elvis Costello)
6. Humor Me (Pere Ubu)
7. Shake Your Rump (Beastie Boys)
8. Nationale 7 (Honeymoon Killers)
9. Public Image (PIL)
10. Love In Portofino (Fred Buscaglione)
11. Contort Yourself (James Chance)
12. Funky Miracle (The Meters)
13. Le Petit Bal Perdu (Bourvil)
14. Abba Zaba (Captain Beefheart)
15. Cuca’s Blues (Latin Playboys)
16. Quand Elle Danse (Dario Moreno)
17. Rain Dogs (Tom Waits)
18. Teenage Witch (Eels)
19. Le Tango Corse (Fernandel)
20. Private Idaho (B 52’s)
21. A Message To You (The Specials)
22. Respect (Otis Redding)
23. Eyed and Painless (Talking Heads)

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L’Art Résiste Au Temps

L’Art Résiste Au Temps

… ou le processus régénératif de la patte postérieure du lézard

Création musicale, politique, écologique et philosophique

D’après «La stratégie du choc» de Naomi Kleins

Avec: Guigou Chenevier : batterie, machines – Karine Hahn : harpe – Serge Innocent : batterie, l'art resiste au temps 013percussions, trompette – Gilles Laval : guitare – Franck Testut : basse – Emmanuel Gilot : son – Agnès Régolo : perturbations théâtrales – Suzanne Stern : perturbations plastiques – Matthias Youchenko : perturbations philosophiques – Laurent Frick: chant, claviers, sampler
Un spectacle pas seulement musical du Collectif Inoui
En coproduction avec le Centre Chorégraphique Maguy Marin à Rilleux-La-Pape, le CCAM de Vandœuvre-les-Nancy.
Aide à la production et résidence de création : 3 bisf, Lieu d’Arts Contemporains de Aix en Provence.
Avec le soutien de la DRAC PACA, du Conseil Régional PACA et du Conseil Général de Vaucluse.

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Enregistrement et sortie cd: mai – juillet 2016


L’Art Résiste Au Temps

l'art resiste au temps 050En s’écroulant le 9 Novembre 1989, le mur de Berlin a délivré l’Allemagne de plus de quarante ans de Stalinisme. Le mur n’a pas entrainé dans sa chute qu’un système politique vieillissant et totalitaire, il a réduit aussi à néant l’idée même de révolution et d’utopie. Puis les ondes de chocs de la chute du mur ont été sur-multipliées par l’écroulement des Twin Towers.

Ainsi, ses deux évènements majeurs de la fin du XXème et du début du XXIème siècle, auront été comme les signaux avant- coureurs d’un écroulement beaucoup plus global de toute l’architecture démocratique occidentale. Ils ont projeté tout l’Occident, et pour longtemps, dans un état de “stupéfaction“ quasi mystique. Un vide politique, idéologique et philosophique s’est alors emparé de nous.

Parallèlement, les Accords Généraux du Commerce et des Services (émanation européenne de l’ O.M.C.), théorisaient la pensée libérale (pour ne pas dire l’idéologie libérale). Ainsi, aucun secteur de l’activité humaine ne devrait plus échapper aux règles de “la concurrence libre et non faussée”. Ce qui, par antithèse, signifie que plus aucun secteur de l’activité humaine ne devrait plus être aidé, soutenu, subventionné. Pas plus la santé, l’éducation, la culture que tout autre secteur.
Et l’art dans tout çà? Puisque la mort de la philosophie et des idéologies semble avérée, l’art n’est-il pas mort lui aussi? Et si tel est le cas, que reste-t-il aux artistes ? Quelle urgente nécessité les poussent-t-ils encore à agir ? Un réflexe de Pavlov ? Un pur phénomène physique, équivalent à la période nécessaire à la locomotive pour s’immobiliser complètement après que le conducteur ait déclenché le freinage ? Comme la patte postérieure du lézard qui bouge encore une fois coupée (avant de se régénérer)? L’art serait donc comme la patte du lézard? Mais si tel est le cas, combien de temps les artistes mettront-ils à se régénérer?
Et avant de se régénérer, peuvent-ils résister longtemps à un système politique s’auto-proclamant comme le seul possible jusqu’à la fin des temps?

Et Puis…
…L’affirmation que les humains ne pourraient vivre ensemble raisonnablement que dans le cadre d’un système politique excluant tous les autres n’est-il pas l’aveu que ce système a déjà basculé dans le totalitarisme? Lorsque certains hommes d’état, au nom de la défense des intérêts économiques de leur pays, avalent n’importe quels lézards de la part de pays alliant totalitarisme et libéralisme sauvages, cela n’implique-t-il pas directement qu’ils sont prêts aussi à brader la démocratie, et à pousser leurs propre pays vers le totalitarisme à seule fin de rester dans la course économique? Face à ses dérives morales, sociales et/ou politiques, que peuvent encore les artistes?
L’art résiste au temps : sous cette affirmation péremptoire et volontiers provocatrice, se cache une série de question- nements plus vertigineux les uns que les autres (un jeu de miroir abyssal).
Comment résister dans une époque ou le temps s’est contracté sur lui-même comme une pelote de nerfs? Contracté, jusqu’à l’implosion. Plus le temps de rien, et surtout pas de réfléchir, penser, laisser mûrir, décortiquer, peser le pour et le contre. Pas le temps d’expérimenter, tâtonner, chercher.
Et d’abord, qu’est-ce que l’art ? Une production artisanale ? La production industrielle d’artefacts? La marchandisation de la culture est-elle compatible avec l’idée du geste artistique? Les millions de t-shirts vendus dans le monde à l’effigie du Che, ont-ils contribué en quoi ce soit à la diffusion de ses idées révolutionnaires? Comment résister? Est-il possible d’avoir une distanciation artistique, pris dans les mailles de ce temps là? Vastes questions !
L’art résiste au temps est un projet, donc, prêt à assumer les doutes et les contradictions artistiques. Par un désir farouche d’utopie. Par une envie désespérée de croire que l’art, la politique et la philosophie ne sont pas définitivement au bout du rouleau et peuvent encore se régénérer. Cerné de doutes et de craintes, cependant. Tant la seule posture possible pour l’artiste est le doute. Tout artiste sûr de lui étant par définition un imbécile, ou bien un artiste d’état. Ce qui, à la réflexion, est à peu près la même chose.
Le doute donc, comme une boussole affolée qui poserait des questions souvent sans réponse. Sceptique par tempérament. Optimiste par obligation.
En aurons-nous appris un peu plus sur nous-mêmes, une fois ce projet abouti ? Serons-nous régénérés ? J’aime à le croire…

Guigou Chenevier, Juillet 2008


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LE MIROIR & LE MARTEAU

LE MIROIR & LE MARTEAU

Rock inclassable
(Une création de Guigou Chenevier et du Collectif Inouï)
Guigou Chenevier, composition, batterie – Gilles Laval, guitare – Franck Testut, basse – Emmanuel Gilot, création sonore
“L’Art n’est pas un Miroir, c’est un Marteau pour le briser” (Bertold Brecht)
Création en partenariat avec Jazz à Mulhouse et le CCAM de Vandœuvre-les-Nancy.

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Miroir marteau visuelLe Miroir et le Marteau est un projet à double détente : tout d’abord un trio.
En fait le trio le plus banal de l’histoire du rock : une guitare, une basse, une batterie (trio renforcé pour l’occasion par un travail important sur le son). La musique de ce trio ne garde du rock que son énergie brute et électrique.
Les compositions du Miroir sont minimalistes, répétitives et dépouillées. Le son est sans fioritures, malgré certaines écritures rythmiques beaucoup plus complexes que les rythmiques binaires d’usage dans le rock.
Voilà pour le noyau dur du trio. Mais l’idée du Miroir et Marteau, c’est aussi que ce trio de base rencontre et joue avec toutes sortes de musiciens invités : amateurs, professionnels, joueurs de luth ou de guimbarde, de harpe ou de cornemuse, qu’importe ! Tout est ouvert et principalement les compositions du trio, volontairement ouvertes et dépouillées pour laisser de l’espace et des plages d’expression à tous les invités possibles.
Le Miroir et le Marteau est un projet à géométrie variable, qui peut tout aussi bien se retrouver sur scène en trio, ou en septet (comme sur le disque récemment achevé avec quatre musiciens lillois invités).
Mon idée est d’écrire de la musique comme des cartes postales …
….. Comme des témoignages subjectifs de ma perception d’une ville ou d’une région, et de sa place dans le monde…. une manière de prendre rendez-vous avec des musiciens de cette ville, éventuellement intéressés par mon univers musical et de faire évoluer en permanence un projet musical, au gré des rencontres.
Instantané totalement imaginaire que j’enrichirai à chaque fois de rencontres nouvelles et aléatoires avec les musiciens « amateurs » de la ville ou de la région où sera joué Le Miroir et le Marteau.
Au final, Le Miroir et le Marteau mélangera des morceaux de musiques de ces musiciens «amateurs» à mes compositions jouées par 3 musiciens du Collectif Inouï. Un télescopage de musiques habiles ou maladroites, où « amateurs » et « professionnels » se fondront dans une seule matière musicale, une seule composition. Un hommage aussi, sur les traces d’Erick Satie, aux musiciens « amateurs » et une manière de me demander :

« Comment et pourquoi l’émotion musicale naît-elle ?… »

Guigou Chenevier


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Le Poisson-Scorpion

LE POISSON SCORPION

Un projet du Collectif Inouï
De Nicolas Bouvier (Éditions Gallimard)
petite performance pour une comédienne et un musicien
Avec : Agnès Régolo (voix, découpage et mise en espace des textes), Guigou Chenevier (sons, bruits, bidouillages), Emmanuel Gilot (mise en espace sonore), Erick Priano (lumières)
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LE COCHON RATIONALISTE

LE COCHON RATIONALISTE

Théâtre musical pour petits et grands enfants (de 10 à 100 ans)
Réalisé par les artistes associés : Guigou Chenevier, Emmanuel Gilot, Julien Mellano, Alain Leonesi, Charlot Lemoine (D’après Stratégie Pour deux Jambons de Raymond Cousse)
Une coproduction Vélo Théâtre d’Apt, Festival Marmaille à Rennes, Théâtre de Poche – Hédé /Le joli collectif.
Avec le soutien de La DRAC, du Conseil Régional PACA, du Conseil Général de Vaucluse. Avec l’aide de l’Adami et de la Spedidam.

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VISUEL-DU-COCHONUn émincé de stratégie pour deux jambons à faire dévorer aux enfants de 10 à 100 ans !
Parler des animaux, c’est parler de nous-mêmes. Parler des humains. Réfléchir à la condition des animaux, c’est réfléchir à notre propre condition. En effet, comment une société qui réserve à certains animaux des “conditions de vie“ qui rappellent celles que certains humains subirent dans les camps de concentration peut-elle se regarder en face ?
Quelle opinion peut-elle avoir d’elle-même alors qu’elle torture à tour de bras (et quotidiennement) poulets en batteries, et cochons à l’abattoir ?
Le cochon dont il sera question ici, dans ce Cochon Rationaliste, c’est celui de Raymond Cousse, tiré de Stratégie Pour Deux Jambons. Un texte de théâtre d’un auteur peu commun, qui adapta lui-même ses textes au théâtre avant de se suicider en 1991. Ce texte visionnaire est le soliloque d’un cochon philosophe. Sa fierté à lui (le cochon), c’est d’arriver à l’abattoir au mieux de sa forme, par pur sens du devoir et par amour de l’humanité. Autant dire qu’il s’agit plutôt d’une vision désespérante et désespérée de l’humanité. Mais aussi d’un texte d’un humour noir (et rose) plus Dada que cochon, ce qui tombe bien, vu nos inclinations.
Pourquoi qualifions-nous ce cochon de rationaliste ? Parce qu’à la suite d’un voyage en Italie, plus exactement en Emilia Romagna, région ou entre parenthèse, sont produits les meilleurs jambons du monde, nous avons appris que l’architecture mus- solinienne était appelée aujourd’hui l’architecture rationaliste. Un euphémisme qui nous a fait rire et nous a plu. Au point de nous approprier ce terme pour définir notre héros de cochon. Notre postulat de départ est donc de penser (en accord avec Hanna Arendt, philosophe allemande qui n’a cessé de s’interroger sur la question du totalitarisme) qu’il y a bien une banalité du mal, et que le totalitarisme ne naît jamais tout seul, mais bien plutôt de l’accumulation de nos milliers de petites lâchetés. Pour nous, le cochon de Cousse est rationaliste à cause de sa soumission aux humains. Et notre spectacle ne sera pas seulement un gentil spectacle pour enfants mais aussi une dénonciation de la bêtise, de la lâcheté et du totalitarisme.
Un émincé de stratégie pour deux jambons à faire déguster aux enfants de 10 à 100 ans, sans limite d’âge et sans modération.

Guigou Chenevier


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La Musique est-elle un Art de combat ?

La Musique est-elle un Art de combat ?

Un projet de création musicale du Collectif Inouï.
Guigou Chenevier Avignon/France :batterie, percussions (Collectif Inouï) – Richard Deutsch St Pétersbourg/Russie-Vienne/Autriche :guitares – Elio Martusciello Rome/Italie :dispositif éléctronique – Emmanuel Gilot Avignon/France :création sonore (Collectif Inouï)
Avec le soutien de la Drac Paca et de la région Paca, du Conseil Général 84 et Cultures France. En partenariat avec Aréa Sismica (Italie) et l’Entrepôt de Mises en Scène à Avignon.

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Music-combatA l’origine de ce projet, le désir de rencontre entre 3 musiciens : Richard Deutsch, guitariste et compositeur vivant à cheval entre l’Autriche et St Petersbourg, Elio Martusciello, maître sampler et grand ordonnateur de sons vivant à Rome et Guigou Chenevier, percussioniste du Collectif Inouï à Avignon, en France.
L’idée de “La musique est-elle un art de combat” est née du désir partagé de ces trois musiciens d’interroger leurs pratiques individuelles, de confronter leurs points de vue sur leurs héritages culturels et de mettre en chantier ensemble leur engagement artistique, politique et humain. Ces 3 musiciens sont en effet, chacun à manière dans leur pays respectif des acteurs importants de la vie culturelle de leur village, de leur ville ou de leur région.
Chacun est impliqué à son niveau dans un projet débordant largement le cadre stricte de la musique. En Autriche, Richard Deutsch est aussi organisateur de concerts, et il est responsable d’un label de production discographique. A St Petersbourg il est également actif dans l’équipe du Festival Skiff. Richard Deutsch, membre du groupe Metamorphosis, travaille aussi pour la danse, et revisite les folklores slaves avec une démarche résolument contemporaine. Elio Martusciello, sculpteur de sons , à cheval entre improvisation contemporaine et pratique électroacoustique multiplie les rencontres.
Il vient récemment d’inaugurer un duo avec Tim Hodgkinson. Guigou Chenevier, enfin, outre ses activités musicales, a depuis de nombreuses années élargi le champs de ses pratiques, dans un souci constant d’inscrire celles-ci dans des problématiques sociales plus larges. Il est à l’initiative du festival de musiques inclassables “Gare Aux Oreilles”.
“La musique est-elle un art de combat” est un projet à la croisée du parcours et des préoccupations de ces 3 musiciens. Une interrogation sur les racines de leur propre engagement humain et artistique. Cette interrogation passera nécessairement par un collectage de sons, de témoignages et de paroles de musiciens amateurs, de militants syndicalistes, d’ouvriers, de paysans… etc des 3 pays.
“La musique est-elle un art de combat ?” sera le questionnement d’une histoire des luttes sociales de ces 3 pays. Où comment ces luttes sociales ont-elles influencé, traversé, modifié, imprégné (ou non) le champs musical et artistique. Les musiques populaires, traditionnelles de chacun de ces 3 pays sont pleines de cette histoire. C’est l’histoire des peuples et de leurs aspirations à des jours meilleurs. De la révolution russe à St Pétersbourg, aux mines de charbon d’Alès, en passant par la résistance au fascisme en Italie, pas un de ces 3 pays qui ne déborde de richesses et de témoignages en la matière.
Le questionnement de “ La musique est-elle un art de combat ?” sera nécessairement non exhaus- tive et revisitée par la pratique contemporaine de ces 3 musiciens. Il sera possible aussi d’intégrer au projet l’apport de musiciens amateurs, de groupes traditionnels, de chorales (la chorale des cheminots d’Avignon, les groupes polyphoniques italiens, les yodleurs autrichiens ( ?) etc…).


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Répercussions

Répercussions

Jeu de massacre sonore autonome de Pierre Coiffard.
Avec le soutien d’Inouï Productions.
Pierre Coiffard :conception, fabrication, interventions sur la grande machine à répercuter – Mathieu Cornu :lumières

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visuel-Repercussions-copieRépercussions est un paysage sonore animé par un dispositif de réactions en chaîne. Il s’agit d’un jeu de massacre… Des balles animées d’une vie propre vont perturber les équilibres précaires d’une ville imaginaire. Les déclencheurs approximatifs et les mécanismes défaillants de cette cité métallique aboutissent inexorablement à un chaos miniature.
Ce spectacle acoustique est construit avec la gravité des enfants qui empilent des cubes les uns sur les autres jusqu’à ce qu’ils vacillent. Il entretient une mécanique du suspense qui dépend de bouts de ficelle.
Batteur percussionniste de formation, il m’est venu l’envie de construire des automates pour enrichir mon jeu musical. J’ai constaté que ces automates apportaient une dimension ludique et poétique et créaient un univers sonore riche de subtilités. Puis est venue l’idée de mettre directement en scène ces automates dont les mouvements mettent en valeur certains évènements sonores très ténus qui ont rarement leur place dans le jeu d’un batteur de rock.
Répercussions est la conséquence de ce cheminement ; telle une ville en constante progression cette installation évolue à chaque représentation, au fur et à mesure des nouvelles trouvailles qui rejoignent la chaîne des réactions.
Ce spectacle a déjà été présenté sous différentes formes : à l’Akwaba avec le collectif No Zero pour un parcours sonore, à Avignon dans le cadre du colloque Volubilis sur les “paysages sonores”, et enfin à la Gare de Coustellet pour le festival Gare aux Oreilles 2008.


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Le Troupeau Aveugle

Le Troupeau Aveugle

Spectacle de fiction politique minimaliste
D’après le roman de John Brunner (1934-1995)
Guigou Chenevier :musique – Nicolas Gény :jeu – Erick Priano :vidéo – Emmanuel Gilot :création sonore
Création en 2005 au Vélo-Théâtre d’Apt et à l’Entrepôt de Mises en Scène à Avignon. Avec le soutien de la Drac Paca, du Conseil Régional Paca et du Conseil Général 84

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L’OEUVRE
TROUPEAU-AVEUGLE1J’ai lu pour la première fois Le Troupeau Aveugle de John Brunner en 1975, trois ans après sa sortie. Autour de moi, le livre passait de mains en mains à une vitesse vertigineuse. Que le Troupeau Aveugle soit devenu un livre culte dans les années où explosaient les mouvements écologistes n’a rien d’étonnant.
Qu’il s’impose encore aujourd’hui comme un livre assurément visionnaire, dans lequel nombre de prédictions lugubres se sont réalisées, est plus troublant.
Car ce roman de politique fiction écologiste écrit en 1972 et situé par John Brunner entre 2000 et 2010 traite de l’environnement, du terrorisme, des violences urbaines, de la pauvreté, de l’im- puissance des politiques face à l’ultra-libéralisme économique, et d’un certain Prexy, Président
des États-Unis qui fait singulièrement penser à Georges W. Bush. Le Troupeau Aveugle est probablement encore aujourd’hui le roman le plus noir de la science fiction. Chaque page énonce une catastrophe, individuelle ou collective. Certaines tiennent en trois lignes, parfois en un mot et chaque personnage semble courir irrémédiablement à sa perte.

TROUPEAU-AVEUGLE2

Le Troupeau Aveugle est aussi le roman de John Brunner où il pousse le plus loin sa technique littéraire. Celle d’une écriture “éclatée” en une multitude de lignes croisées de textes brefs souvent extrêmement percutants. Le style de John Brunner est d’une modernité rare, plus proche du jour- nalisme et du zapping télévisuel que du roman classique. L’action, ou plutôt les actions, se déroulent à un vitesse folle. Le livre est découpé en 12 chapitres, répartis en 12 mois d’une année, de Décembre à Novembre.
Il se referme sur une improbable “année prochaîne” résumée en trois vers du plus bel optimisme (!).

 

Les moutons affamés lèvent la tête et n’ont rien à manger Gonflés de vent, ils respirent les vapeurs malfaisantes Consumés par la contagion et la corruption intérieures

Guigou Chenevier, le 18 Octobre 2004


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