Volapük

Volapük

Leur musique est autant physique que cérébrale. Volapük, c’est du jazz sans grille, du rock sans œillères, de la contemporaine dopée au viagra.

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Volapük a la peau dure, quinze ans d’âge. De l’expérience plein les pattes,Volapük a silloné le monde : la Pologne, l’Italie, la Tchéquie, l’Argentine, la Hollande, l’Ouzbékistan, le Canada, la Nouvelle Zélande, etc… En France comme ailleurs, Volapük a écumé les festivals les plus audacieux, les scènes les plus diverses, les squats les plus obscurs. Volapük a même joué au milieu des chèvres d’une bergerie et a été nominé aux Victoires de la Musique pour la musique du spectacle de Maguy Marin, « Aujourd’hui Peut-Être ».

En 2007, Volapük se jette à corps perdu dans une nouvelle aventure et compose un répertoire impro- visé. Perspective impossible comme dans un tableau de Conelis Escher. Volapük défriche assurément une parcelle nouvelle de l’improvisation collective. Fidèle en cela à son idéal de toujours : celui de ne rien s’interdire.

Leurs thèmes gagnent une dramaturgie, une profondeur expressive qui démontre la capacité à ne pas s’enfermer dans un système. Un atout pour un avenir radieux.

Sylvain Siclier Jazzman

Volapük a joué dans de nombreux festivals comme Victoriaville, Banlieues bleues, Vandœuvre-lez -Nancy, Macao, Isole Che Parlano, Burgos…

Takumi Fukushima : violon, chant
Guigou Chenevier : batteries percussions
Michel Mandel : clarinettes, taragot, basse
Guillaume Saurel : violoncelle
Emmanuel Gilot :création sonore


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Gare aux Oreilles

GARE AUX OREILLES !

FESTIVAL DE MUSIQUES INCLASSABLES
Coproduction: Inouï et La Gare de Coustellet

« Gare aux Oreilles », le festival qui casse délicieusement les oreilles, et recolle délicatement les morceaux..

Le Festival « Gare aux Oreilles » est né en 2002, près d’une jolie gare désaffectée. Véritable îlot de résistance, il a essayé d’échapper au rouleau compresseur du marché libéral, et a tenu…10 ans!!
Ont été invités des musiciens, des plasticiens, des dresseurs de puces, et autres créateurs inclassables, venus d’ici, d’ Europe et d’ailleurs, suivant le fil ténu et précieux des amitiés nouées ici et là, les oreilles toujours en éveil, la curiosité comme moteur, et l’envie de partager nos découvertes en guise de carburant vert. « Gare aux Oreilles » est devenu LE RENDEZ-VOUS « INRATABLE » de l’été, attendu (pas par des milliers de spectateurs, certes, mais par un nombre raisonnable d’amateurs..)
Pendant dix ans, Il a grandi sans croître, a gardé son esprit accueillant, à la fois sérieux et léger, défricheur et inventif, a conservé ce grand champ libre où tous les publics se sentent un peu chez eux.

Sénégal
Suède
Pologne
Hongrie
États-Unis
Japon
Angleterre
Suisse
Pays Bas
Autriche
Tchéquie
Italie
Slovénie
Québec
France

Soutiens:  Communauté de Communes de Coustellet,  Région Paca, Conseil Général de Vaucluse, Direction Régionale des Affaires Culturelles,  ADDM 84.

LES AFFICHES

 

Balungan

BALUNGAN

P8 Balungan

FRANCE / INDONESIE

Avec le soutien du CCAM, S. N. de Vandoeuvre-les-Nancy, de l’Institut Français de Yogyakarta, de la Drac PACA, du Conseil Régional PACA, du Conseil Général de Vaucluse, du Consulat Général de la République d’Indonésie à Marseille. Avec l’aide de l’ONDA et de la SPEDIDAM

BALUNGAN (squelette en indonésien) Teneur, Cantus Firmus, d’une pièce de gamelan (Catherine Basset dans “Musiques de Bali à Java” – Éditions Actes Sud, 1995)

Avec Guigou Chenevier, Loïc Guénin, Gilles Laval, Franck Testut, Laurent Luci, Laurent Frick, Desyana Wulani Putri, Setyaji Dewanto, Setyanto Prajoko, Sudaryanto, Sutikno, Tri Widiantoro
Création sonore : Emmanuel Gilot

dossier Balungan 2018
fiche-technique-balungan_2017

video

site Balungan

Le projet BALUNGAN est porté conjointement par quatre structures associatives :
Inouï Productions (Avignon) / Le Phare à Lucioles (Sault)
Chef Menteur (Lyon) / Gayam 16 (Yogyakarta)

P1 Balungan 061Ces quatre structures ont en commun de promouvoir les musiques nouvelles, de défendre la création contemporaine, de bénéficier d’une longue expérience en matière de pratiques pédagogiques et innovantes.
Outre ces fortes affinités artistiques et politiques, les directeurs artistiques des trois structures françaises ont également comme point commun d’être tous musiciens, compositeurs, et régulièrement leaders de projets de créations musicales. Ils ont déjà collaboré ensemble à plusieurs reprises sur le plan musical ou pédagogique.
C’est donc tout naturellement qu’ils ont décidé de regrouper leurs forces et leurs efforts pour faire vivre le projet BALUNGAN. Cette nouvelle étape de partage et de mutualisation des moyens et des énergies entre ces quatre structures bouillonnantes devrait participer à coup sûr à l’émergence d’un réseau international de résistance artistique centré sur la création musicale contemporaine.

Perspectives 2018:
– Musée des Confluences, 86 Quai Perrache, 69002 Lyon
– Maison des Cultures du Monde, 101 Boulevard Raspail, 75006 Paris
– estival « le grand Bivouac », 88 Rue de la République, 73200 Albertville
– Opéra Grand Avignon, 84000 Avignon
– Institut des Cultures de l’Islam, 56 Rue Stephenson, 75018 Paris

 

2017: RESIDENCES ET TOURNEES EN FRANCE ET EN INDONÉSIE

– 7 au 14 mai: résidence à l’Arsenal, Metz, 57
– 14 mai: Festival « Passages », Metz, 57  
– 16 mai: Festival « Musique Action », Vandoeuvre-Les-Nancy, 54 
– 19 mai:  ACB, Scène Nationale – CIM, Bar-le-Duc, 55
– 21-22 mai: enregistrement à la Garance, Cavaillon, 84
– 23 mai: La Garance, Scène Nationale de Cavaillon, 84 
– 23 juillet: « Festival International du gamelan », Yogyakarta (Indonésie)
– 27 juillet: Institut Français de Yogyakarta (Indonésie)
– 29 juillet: Festival « 5 Gunung », Pakis (Indonésie)

 

2015: RÉSIDENCES et TOURNÉE EN FRANCE

– 20 au 26 mars: résidence, Le Phare à Lucioles, Sault (84)
– 27 et 28 mars: La Courroie, Althen-les-Paluds (84)
– 29 et 30 mars: résidence, Centre Culturel André Malraux, Vandoeuvre-les-Nancy (54)
– 31 mars: Centre Culturel André Malraux, Vandoeuvre-les-Nancy (54)
– 1er avril: S.N. « Les 2 Scènes »- SMAC La Rodia, Besançon (25)
– 2 avril: ateliers, Conservatoire de Musique, Besançon (25)
– 4 avril: Festival Banlieues Bleues, Pantin (93)

 

2014: RÉSIDENCE – CONCERT EN INDONÉSIE

21 octobre au 5 novembre: Institut Français, Yogyakarta – Indonésie

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RÊVE GÉNÉRAL

 

Rêve Général

Réunion et création des groupes Metamorphosis + Volapük (moins un)
Produit par Inouï Productions, avec le soutien du Brise-Glace (Annecy -74), de la DRAC PACA, de la Région PACA, du Conseil Général du Vaucluse, de la ville d’Avignon, du Forum Culturel Autrichien, de la Spedidam.

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LES MUTANTS MAHA

LES MUTANTS MAHA

Guigou Chenevier : batterie, compositions / Takumi Fukushima : violon, voix / Lionel Malric : claviers
Avec le soutien de la Drac PACA, du Conseil Régional PACA et du Conseil Général du Vaucluse

visuel Piero Coiffard                     dossier

 

photo "Les Mutants Maha"Zizeeria Maha » est le nom savant d’un papillon. Un papillon bien particulier, puisqu’on le trouve en particulier dans la région de Fukushima au Japon. Depuis le terrible accident nucléaire du 11 Mars 2011, ce papillon a muté. De nombreuses malformations au niveau de ses pattes, de ses ailes et de ses antennes ont été détectées par les scientifiques japonais. Ces malformations font plus ressembler aujourd’hui ce papillon à un disgracieux escargot qu’à l’élégant insecte qu’il était à l’origine.
A partir de cet horrible fait divers lu dans la presse, Guigou Chenevier a réfléchi à l’idée de compositions mutantes. Des compositions musicales minimalistes d’abord presque dérivant peu à peu vers des formes étranges et monstrueuses. Embarquer Takumi Fukushima dans cette aventure était l’évidence. Y adjoindre les deux mains de Lionel Malric, expert en trafiquage de claviers, coula rapidement sous le sens. Les Mutants Maha est un projet de création musicale, au cœur duquel l’écriture et l’architecture seront maitresses.
Pas (ou peu) d’improvisations dans cet univers post- atomique ou les vaches, inutiles productrices d’un lait nocif, sont abattues en pleins champ, mais plutôt cette recherche de mutations et d’ionisations. Un petit hommage à Edgar Varèse ne peut jamais faire de mal…

2016 :
– 11 au 17 mars : résidence-enregistrement, Ateliers Claus, Bruxelles Mutants Maha live
– 18 mars : concert, Ateliers Claus, Bruxelles
– 19 mars : M.J.Chezelles, Louvain-La-Neuve, 31
– 26 mars : Salle des Fêtes, Beaufort sur Doron, 74
– 27 mars : Les Instants Musicales, Montaulieu, 26
– 15 avril : La Fabuleuz, Apt, 84
– 16 avril : Asile 404, Marseille, 13
– 22 avril : la Baignoire, Montpellier, 34
– 24 avril : Espace 025rjj / Chapelle, Loupian, 34
– 9 décembre : Le Vivat, l’Armentière, 59
– 10 décembre : Le Blockhaus d’Eperlecques, 62


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Mutants Maha live 1

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LE BAL INOUI

LE BAL INOUI

Une création musicale et dansante du Collectif Inouï
Guigou Chenevier, batterie, percussions, clarinette / Laurent Frick, chant, mélodica
Farid Khenfouf, guitare basse / Laurent Luci, guitare, mandoline, saz / Emmanuel Gilot, création sonore
(Avec le soutien de la Drac, du Conseil Régional PACA et du Conseil Général de Vaucluse)

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le Bal Inoui2@DelphineMichelangeli

Pour un musicien engagé dans une démarche créative, il va de soi de s’aventurer sans cesse sur des terrains nouveaux. Des terrains où l’on ne l’attend pas, et surtout, où il se surprendra lui-même. C’est seulement à ce prix, en multipliant les expériences et les contraintes, qu’il échappera peut-être à ses propres clichés, à ses propres tics d’écriture et de jeu.
C’est en partant de cette analyse, que l’idée du Bal Inouï est née. En effet, pour un collectif maniant plus habilement la dissonance et l’arythmie que la consonance et les rythmes binaires, quel terrain plus neuf que celui des musiques de danse ? Quel pari plus difficile que celui d’imaginer un répertoire de morceaux à danser ? Quoi de plus éloigné de nos musiques inclassables, et de nos improvisations extrêmes ? Deux slogans résument mieux que de longs discours la philosophie musicale d’Inouï : “Il est interdit d’interdire” et “Tout est musique”. Deux slogans indispensables pour se tenir debout. Il est possible ensuite de danser d’un pied sur l’autre. Sur un pied la musique écrite, sur l’autre l’improvisation. Sur un pied les rythmes binaires, sur l’autre les mesures composées. Sur un pied la musique savante, sur l’autre la musique populaire. L’équilibre n’est trouvé que par ce jeu de balancier permanent et par ces appropriations successives. Voilà pour le fond. Quant à la forme, elle a pris celle d’un répertoire de reprises aux contours plutôt rock : Elvis Costello, James Chance, PIL, Captain Beefheart, Bourvil, Boris Vian, Beastie Boys, Latin Playboys, Fernandel, Les Tueurs de la Lune de Miel, Père Ubu, The Meters etc.


LISTE DES MORCEAUX

1. Same Brown Hearth (Latin Playboys)
2. Cross Your Love Gets Sweeter (Finley Guaye)
3. I Found Out (John Lennon)
4. Le Tango Des Bouchers (Boris Vian)
5. Pump It Up (Elvis Costello)
6. Humor Me (Pere Ubu)
7. Shake Your Rump (Beastie Boys)
8. Nationale 7 (Honeymoon Killers)
9. Public Image (PIL)
10. Love In Portofino (Fred Buscaglione)
11. Contort Yourself (James Chance)
12. Funky Miracle (The Meters)
13. Le Petit Bal Perdu (Bourvil)
14. Abba Zaba (Captain Beefheart)
15. Cuca’s Blues (Latin Playboys)
16. Quand Elle Danse (Dario Moreno)
17. Rain Dogs (Tom Waits)
18. Teenage Witch (Eels)
19. Le Tango Corse (Fernandel)
20. Private Idaho (B 52’s)
21. A Message To You (The Specials)
22. Respect (Otis Redding)
23. Eyed and Painless (Talking Heads)

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L’Art Résiste Au Temps

L’Art Résiste Au Temps

… ou le processus régénératif de la patte postérieure du lézard

Création musicale, politique, écologique et philosophique

D’après «La stratégie du choc» de Naomi Kleins

Avec: Guigou Chenevier : batterie, machines – Karine Hahn : harpe – Serge Innocent : batterie, l'art resiste au temps 013percussions, trompette – Gilles Laval : guitare – Franck Testut : basse – Emmanuel Gilot : son – Agnès Régolo : perturbations théâtrales – Suzanne Stern : perturbations plastiques – Matthias Youchenko : perturbations philosophiques – Laurent Frick: chant, claviers, sampler
Un spectacle pas seulement musical du Collectif Inoui
En coproduction avec le Centre Chorégraphique Maguy Marin à Rilleux-La-Pape, le CCAM de Vandœuvre-les-Nancy.
Aide à la production et résidence de création : 3 bisf, Lieu d’Arts Contemporains de Aix en Provence.
Avec le soutien de la DRAC PACA, du Conseil Régional PACA et du Conseil Général de Vaucluse.

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Enregistrement et sortie cd: mai – juillet 2016


L’Art Résiste Au Temps

l'art resiste au temps 050En s’écroulant le 9 Novembre 1989, le mur de Berlin a délivré l’Allemagne de plus de quarante ans de Stalinisme. Le mur n’a pas entrainé dans sa chute qu’un système politique vieillissant et totalitaire, il a réduit aussi à néant l’idée même de révolution et d’utopie. Puis les ondes de chocs de la chute du mur ont été sur-multipliées par l’écroulement des Twin Towers.

Ainsi, ses deux évènements majeurs de la fin du XXème et du début du XXIème siècle, auront été comme les signaux avant- coureurs d’un écroulement beaucoup plus global de toute l’architecture démocratique occidentale. Ils ont projeté tout l’Occident, et pour longtemps, dans un état de “stupéfaction“ quasi mystique. Un vide politique, idéologique et philosophique s’est alors emparé de nous.

Parallèlement, les Accords Généraux du Commerce et des Services (émanation européenne de l’ O.M.C.), théorisaient la pensée libérale (pour ne pas dire l’idéologie libérale). Ainsi, aucun secteur de l’activité humaine ne devrait plus échapper aux règles de “la concurrence libre et non faussée”. Ce qui, par antithèse, signifie que plus aucun secteur de l’activité humaine ne devrait plus être aidé, soutenu, subventionné. Pas plus la santé, l’éducation, la culture que tout autre secteur.
Et l’art dans tout çà? Puisque la mort de la philosophie et des idéologies semble avérée, l’art n’est-il pas mort lui aussi? Et si tel est le cas, que reste-t-il aux artistes ? Quelle urgente nécessité les poussent-t-ils encore à agir ? Un réflexe de Pavlov ? Un pur phénomène physique, équivalent à la période nécessaire à la locomotive pour s’immobiliser complètement après que le conducteur ait déclenché le freinage ? Comme la patte postérieure du lézard qui bouge encore une fois coupée (avant de se régénérer)? L’art serait donc comme la patte du lézard? Mais si tel est le cas, combien de temps les artistes mettront-ils à se régénérer?
Et avant de se régénérer, peuvent-ils résister longtemps à un système politique s’auto-proclamant comme le seul possible jusqu’à la fin des temps?

Et Puis…
…L’affirmation que les humains ne pourraient vivre ensemble raisonnablement que dans le cadre d’un système politique excluant tous les autres n’est-il pas l’aveu que ce système a déjà basculé dans le totalitarisme? Lorsque certains hommes d’état, au nom de la défense des intérêts économiques de leur pays, avalent n’importe quels lézards de la part de pays alliant totalitarisme et libéralisme sauvages, cela n’implique-t-il pas directement qu’ils sont prêts aussi à brader la démocratie, et à pousser leurs propre pays vers le totalitarisme à seule fin de rester dans la course économique? Face à ses dérives morales, sociales et/ou politiques, que peuvent encore les artistes?
L’art résiste au temps : sous cette affirmation péremptoire et volontiers provocatrice, se cache une série de question- nements plus vertigineux les uns que les autres (un jeu de miroir abyssal).
Comment résister dans une époque ou le temps s’est contracté sur lui-même comme une pelote de nerfs? Contracté, jusqu’à l’implosion. Plus le temps de rien, et surtout pas de réfléchir, penser, laisser mûrir, décortiquer, peser le pour et le contre. Pas le temps d’expérimenter, tâtonner, chercher.
Et d’abord, qu’est-ce que l’art ? Une production artisanale ? La production industrielle d’artefacts? La marchandisation de la culture est-elle compatible avec l’idée du geste artistique? Les millions de t-shirts vendus dans le monde à l’effigie du Che, ont-ils contribué en quoi ce soit à la diffusion de ses idées révolutionnaires? Comment résister? Est-il possible d’avoir une distanciation artistique, pris dans les mailles de ce temps là? Vastes questions !
L’art résiste au temps est un projet, donc, prêt à assumer les doutes et les contradictions artistiques. Par un désir farouche d’utopie. Par une envie désespérée de croire que l’art, la politique et la philosophie ne sont pas définitivement au bout du rouleau et peuvent encore se régénérer. Cerné de doutes et de craintes, cependant. Tant la seule posture possible pour l’artiste est le doute. Tout artiste sûr de lui étant par définition un imbécile, ou bien un artiste d’état. Ce qui, à la réflexion, est à peu près la même chose.
Le doute donc, comme une boussole affolée qui poserait des questions souvent sans réponse. Sceptique par tempérament. Optimiste par obligation.
En aurons-nous appris un peu plus sur nous-mêmes, une fois ce projet abouti ? Serons-nous régénérés ? J’aime à le croire…

Guigou Chenevier, Juillet 2008


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LE MIROIR & LE MARTEAU

LE MIROIR & LE MARTEAU

Rock inclassable
(Une création de Guigou Chenevier et du Collectif Inouï)
Guigou Chenevier, composition, batterie – Gilles Laval, guitare – Franck Testut, basse – Emmanuel Gilot, création sonore
“L’Art n’est pas un Miroir, c’est un Marteau pour le briser” (Bertold Brecht)
Création en partenariat avec Jazz à Mulhouse et le CCAM de Vandœuvre-les-Nancy.

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Miroir marteau visuelLe Miroir et le Marteau est un projet à double détente : tout d’abord un trio.
En fait le trio le plus banal de l’histoire du rock : une guitare, une basse, une batterie (trio renforcé pour l’occasion par un travail important sur le son). La musique de ce trio ne garde du rock que son énergie brute et électrique.
Les compositions du Miroir sont minimalistes, répétitives et dépouillées. Le son est sans fioritures, malgré certaines écritures rythmiques beaucoup plus complexes que les rythmiques binaires d’usage dans le rock.
Voilà pour le noyau dur du trio. Mais l’idée du Miroir et Marteau, c’est aussi que ce trio de base rencontre et joue avec toutes sortes de musiciens invités : amateurs, professionnels, joueurs de luth ou de guimbarde, de harpe ou de cornemuse, qu’importe ! Tout est ouvert et principalement les compositions du trio, volontairement ouvertes et dépouillées pour laisser de l’espace et des plages d’expression à tous les invités possibles.
Le Miroir et le Marteau est un projet à géométrie variable, qui peut tout aussi bien se retrouver sur scène en trio, ou en septet (comme sur le disque récemment achevé avec quatre musiciens lillois invités).
Mon idée est d’écrire de la musique comme des cartes postales …
….. Comme des témoignages subjectifs de ma perception d’une ville ou d’une région, et de sa place dans le monde…. une manière de prendre rendez-vous avec des musiciens de cette ville, éventuellement intéressés par mon univers musical et de faire évoluer en permanence un projet musical, au gré des rencontres.
Instantané totalement imaginaire que j’enrichirai à chaque fois de rencontres nouvelles et aléatoires avec les musiciens « amateurs » de la ville ou de la région où sera joué Le Miroir et le Marteau.
Au final, Le Miroir et le Marteau mélangera des morceaux de musiques de ces musiciens «amateurs» à mes compositions jouées par 3 musiciens du Collectif Inouï. Un télescopage de musiques habiles ou maladroites, où « amateurs » et « professionnels » se fondront dans une seule matière musicale, une seule composition. Un hommage aussi, sur les traces d’Erick Satie, aux musiciens « amateurs » et une manière de me demander :

« Comment et pourquoi l’émotion musicale naît-elle ?… »

Guigou Chenevier


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Le Poisson-Scorpion

LE POISSON SCORPION

Un projet du Collectif Inouï
De Nicolas Bouvier (Éditions Gallimard)
petite performance pour une comédienne et un musicien
Avec : Agnès Régolo (voix, découpage et mise en espace des textes), Guigou Chenevier (sons, bruits, bidouillages), Emmanuel Gilot (mise en espace sonore), Erick Priano (lumières)
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LE COCHON RATIONALISTE

LE COCHON RATIONALISTE

Théâtre musical pour petits et grands enfants (de 10 à 100 ans)
Réalisé par les artistes associés : Guigou Chenevier, Emmanuel Gilot, Julien Mellano, Alain Leonesi, Charlot Lemoine (D’après Stratégie Pour deux Jambons de Raymond Cousse)
Une coproduction Vélo Théâtre d’Apt, Festival Marmaille à Rennes, Théâtre de Poche – Hédé /Le joli collectif.
Avec le soutien de La DRAC, du Conseil Régional PACA, du Conseil Général de Vaucluse. Avec l’aide de l’Adami et de la Spedidam.

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VISUEL-DU-COCHONUn émincé de stratégie pour deux jambons à faire dévorer aux enfants de 10 à 100 ans !
Parler des animaux, c’est parler de nous-mêmes. Parler des humains. Réfléchir à la condition des animaux, c’est réfléchir à notre propre condition. En effet, comment une société qui réserve à certains animaux des “conditions de vie“ qui rappellent celles que certains humains subirent dans les camps de concentration peut-elle se regarder en face ?
Quelle opinion peut-elle avoir d’elle-même alors qu’elle torture à tour de bras (et quotidiennement) poulets en batteries, et cochons à l’abattoir ?
Le cochon dont il sera question ici, dans ce Cochon Rationaliste, c’est celui de Raymond Cousse, tiré de Stratégie Pour Deux Jambons. Un texte de théâtre d’un auteur peu commun, qui adapta lui-même ses textes au théâtre avant de se suicider en 1991. Ce texte visionnaire est le soliloque d’un cochon philosophe. Sa fierté à lui (le cochon), c’est d’arriver à l’abattoir au mieux de sa forme, par pur sens du devoir et par amour de l’humanité. Autant dire qu’il s’agit plutôt d’une vision désespérante et désespérée de l’humanité. Mais aussi d’un texte d’un humour noir (et rose) plus Dada que cochon, ce qui tombe bien, vu nos inclinations.
Pourquoi qualifions-nous ce cochon de rationaliste ? Parce qu’à la suite d’un voyage en Italie, plus exactement en Emilia Romagna, région ou entre parenthèse, sont produits les meilleurs jambons du monde, nous avons appris que l’architecture mus- solinienne était appelée aujourd’hui l’architecture rationaliste. Un euphémisme qui nous a fait rire et nous a plu. Au point de nous approprier ce terme pour définir notre héros de cochon. Notre postulat de départ est donc de penser (en accord avec Hanna Arendt, philosophe allemande qui n’a cessé de s’interroger sur la question du totalitarisme) qu’il y a bien une banalité du mal, et que le totalitarisme ne naît jamais tout seul, mais bien plutôt de l’accumulation de nos milliers de petites lâchetés. Pour nous, le cochon de Cousse est rationaliste à cause de sa soumission aux humains. Et notre spectacle ne sera pas seulement un gentil spectacle pour enfants mais aussi une dénonciation de la bêtise, de la lâcheté et du totalitarisme.
Un émincé de stratégie pour deux jambons à faire déguster aux enfants de 10 à 100 ans, sans limite d’âge et sans modération.

Guigou Chenevier


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La Musique est-elle un Art de combat ?

La Musique est-elle un Art de combat ?

Un projet de création musicale du Collectif Inouï.
Guigou Chenevier Avignon/France :batterie, percussions (Collectif Inouï) – Richard Deutsch St Pétersbourg/Russie-Vienne/Autriche :guitares – Elio Martusciello Rome/Italie :dispositif éléctronique – Emmanuel Gilot Avignon/France :création sonore (Collectif Inouï)
Avec le soutien de la Drac Paca et de la région Paca, du Conseil Général 84 et Cultures France. En partenariat avec Aréa Sismica (Italie) et l’Entrepôt de Mises en Scène à Avignon.

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Music-combatA l’origine de ce projet, le désir de rencontre entre 3 musiciens : Richard Deutsch, guitariste et compositeur vivant à cheval entre l’Autriche et St Petersbourg, Elio Martusciello, maître sampler et grand ordonnateur de sons vivant à Rome et Guigou Chenevier, percussioniste du Collectif Inouï à Avignon, en France.
L’idée de “La musique est-elle un art de combat” est née du désir partagé de ces trois musiciens d’interroger leurs pratiques individuelles, de confronter leurs points de vue sur leurs héritages culturels et de mettre en chantier ensemble leur engagement artistique, politique et humain. Ces 3 musiciens sont en effet, chacun à manière dans leur pays respectif des acteurs importants de la vie culturelle de leur village, de leur ville ou de leur région.
Chacun est impliqué à son niveau dans un projet débordant largement le cadre stricte de la musique. En Autriche, Richard Deutsch est aussi organisateur de concerts, et il est responsable d’un label de production discographique. A St Petersbourg il est également actif dans l’équipe du Festival Skiff. Richard Deutsch, membre du groupe Metamorphosis, travaille aussi pour la danse, et revisite les folklores slaves avec une démarche résolument contemporaine. Elio Martusciello, sculpteur de sons , à cheval entre improvisation contemporaine et pratique électroacoustique multiplie les rencontres.
Il vient récemment d’inaugurer un duo avec Tim Hodgkinson. Guigou Chenevier, enfin, outre ses activités musicales, a depuis de nombreuses années élargi le champs de ses pratiques, dans un souci constant d’inscrire celles-ci dans des problématiques sociales plus larges. Il est à l’initiative du festival de musiques inclassables “Gare Aux Oreilles”.
“La musique est-elle un art de combat” est un projet à la croisée du parcours et des préoccupations de ces 3 musiciens. Une interrogation sur les racines de leur propre engagement humain et artistique. Cette interrogation passera nécessairement par un collectage de sons, de témoignages et de paroles de musiciens amateurs, de militants syndicalistes, d’ouvriers, de paysans… etc des 3 pays.
“La musique est-elle un art de combat ?” sera le questionnement d’une histoire des luttes sociales de ces 3 pays. Où comment ces luttes sociales ont-elles influencé, traversé, modifié, imprégné (ou non) le champs musical et artistique. Les musiques populaires, traditionnelles de chacun de ces 3 pays sont pleines de cette histoire. C’est l’histoire des peuples et de leurs aspirations à des jours meilleurs. De la révolution russe à St Pétersbourg, aux mines de charbon d’Alès, en passant par la résistance au fascisme en Italie, pas un de ces 3 pays qui ne déborde de richesses et de témoignages en la matière.
Le questionnement de “ La musique est-elle un art de combat ?” sera nécessairement non exhaus- tive et revisitée par la pratique contemporaine de ces 3 musiciens. Il sera possible aussi d’intégrer au projet l’apport de musiciens amateurs, de groupes traditionnels, de chorales (la chorale des cheminots d’Avignon, les groupes polyphoniques italiens, les yodleurs autrichiens ( ?) etc…).


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Répercussions

Répercussions

Jeu de massacre sonore autonome de Pierre Coiffard.
Avec le soutien d’Inouï Productions.
Pierre Coiffard :conception, fabrication, interventions sur la grande machine à répercuter – Mathieu Cornu :lumières

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visuel-Repercussions-copieRépercussions est un paysage sonore animé par un dispositif de réactions en chaîne. Il s’agit d’un jeu de massacre… Des balles animées d’une vie propre vont perturber les équilibres précaires d’une ville imaginaire. Les déclencheurs approximatifs et les mécanismes défaillants de cette cité métallique aboutissent inexorablement à un chaos miniature.
Ce spectacle acoustique est construit avec la gravité des enfants qui empilent des cubes les uns sur les autres jusqu’à ce qu’ils vacillent. Il entretient une mécanique du suspense qui dépend de bouts de ficelle.
Batteur percussionniste de formation, il m’est venu l’envie de construire des automates pour enrichir mon jeu musical. J’ai constaté que ces automates apportaient une dimension ludique et poétique et créaient un univers sonore riche de subtilités. Puis est venue l’idée de mettre directement en scène ces automates dont les mouvements mettent en valeur certains évènements sonores très ténus qui ont rarement leur place dans le jeu d’un batteur de rock.
Répercussions est la conséquence de ce cheminement ; telle une ville en constante progression cette installation évolue à chaque représentation, au fur et à mesure des nouvelles trouvailles qui rejoignent la chaîne des réactions.
Ce spectacle a déjà été présenté sous différentes formes : à l’Akwaba avec le collectif No Zero pour un parcours sonore, à Avignon dans le cadre du colloque Volubilis sur les “paysages sonores”, et enfin à la Gare de Coustellet pour le festival Gare aux Oreilles 2008.


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Le Troupeau Aveugle

Le Troupeau Aveugle

Spectacle de fiction politique minimaliste
D’après le roman de John Brunner (1934-1995)
Guigou Chenevier :musique – Nicolas Gény :jeu – Erick Priano :vidéo – Emmanuel Gilot :création sonore
Création en 2005 au Vélo-Théâtre d’Apt et à l’Entrepôt de Mises en Scène à Avignon. Avec le soutien de la Drac Paca, du Conseil Régional Paca et du Conseil Général 84

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L’OEUVRE
TROUPEAU-AVEUGLE1J’ai lu pour la première fois Le Troupeau Aveugle de John Brunner en 1975, trois ans après sa sortie. Autour de moi, le livre passait de mains en mains à une vitesse vertigineuse. Que le Troupeau Aveugle soit devenu un livre culte dans les années où explosaient les mouvements écologistes n’a rien d’étonnant.
Qu’il s’impose encore aujourd’hui comme un livre assurément visionnaire, dans lequel nombre de prédictions lugubres se sont réalisées, est plus troublant.
Car ce roman de politique fiction écologiste écrit en 1972 et situé par John Brunner entre 2000 et 2010 traite de l’environnement, du terrorisme, des violences urbaines, de la pauvreté, de l’im- puissance des politiques face à l’ultra-libéralisme économique, et d’un certain Prexy, Président
des États-Unis qui fait singulièrement penser à Georges W. Bush. Le Troupeau Aveugle est probablement encore aujourd’hui le roman le plus noir de la science fiction. Chaque page énonce une catastrophe, individuelle ou collective. Certaines tiennent en trois lignes, parfois en un mot et chaque personnage semble courir irrémédiablement à sa perte.

TROUPEAU-AVEUGLE2

Le Troupeau Aveugle est aussi le roman de John Brunner où il pousse le plus loin sa technique littéraire. Celle d’une écriture “éclatée” en une multitude de lignes croisées de textes brefs souvent extrêmement percutants. Le style de John Brunner est d’une modernité rare, plus proche du jour- nalisme et du zapping télévisuel que du roman classique. L’action, ou plutôt les actions, se déroulent à un vitesse folle. Le livre est découpé en 12 chapitres, répartis en 12 mois d’une année, de Décembre à Novembre.
Il se referme sur une improbable “année prochaîne” résumée en trois vers du plus bel optimisme (!).

 

Les moutons affamés lèvent la tête et n’ont rien à manger Gonflés de vent, ils respirent les vapeurs malfaisantes Consumés par la contagion et la corruption intérieures

Guigou Chenevier, le 18 Octobre 2004


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L’ Inconnu (The Unknown)

L’ Inconnu (The Unknown)

Film muet de Tod Browning (1927)
« The Unknown » avec Lon Chaney et Joan Crawford
Création musicale sur le film muet de Tod Browning
Nicolas Chatenoud  : mandoline basse et guitare électrique clavier, sampler – Guigou Chenevier :guitare espagnole, clarinette, marimba, batterie – Guillaume Saurel :violoncelle, flûte bambou, clavier – Emmanuel Gilot :création sonore

Création en 2002 aux Festivals Banlieues Bleues et Music Action. Ce projet est une co-réalisation entre l’association Inouï Productions et le cinéma Utopia d’Avignon. En partenariat avec l’Ajmi, le Vélo Théâtre d’Apt, l’Addm 84.

extraits video

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« The Unknown » est un film charnière dans l’œuvre cinématographique du réalisateur américain Tod Browning. Sorti en 1927, c’est l’un des tout derniers films muets réalisés. À ce titre, « The Unknown » est une œuvre particulièrement intéressante, une œuvre qui est certai- nement passée à côté du succès qui lui était dû… « The Unknown » est pourtant un petit chef d’œuvre cinématographique, une œuvre « inclassable », entre mélo et film satirique, entre film noir et roma- nesque, entre expressionnisme et réalisme.
À plus d’un titre « The Unknown » annonce déjà « Freaks », le film qui a rendu célèbre Tod Browning en 1932. Tout comme dans « Freaks », l’action de « The Unknown » se situe dans un cirque, il y est question de difformités et de mutilations physiques. L’univers cinématographique est à la fois grotes- que et tragique, on rit où il faudrait pleurer, on pleure où il faudrait rire.
Nicolas Chatenoud, Guillaume Saurel et Guigou Chenevier composent depuis de nombreuses années des musiques pour la danse (par exemple pour Maguy Marin avec Volapük, en ce qui concerne Guigou Chenevier et Guillaume Saurel, ou pour le théâtre (par exemple pour « Ailleurs »de la com- pagnie Mises en Scène, créé en Juin 2000 à Avignon, sur des textes d’Henri Michaux, en ce qui concerne Guigou Chenevier et Nicolas Chatenoud). Il semble bien que leur musique, hors des cadres étriqués des chapelles musicales, libère l’imaginaire des auditeurs. Plus d’une fois la remarque leur a été faite : leur musique serait parfaite comme musique de film.
« La valeur de toute forme d’art dramatique se trouve dans son exactitude à dépeindre des person- nages vrais, exécutant des gestes vrais et disant des choses vraies… » disait Tod Browning. La musique de Nicolas Chatenoud, Guigou Chenevier et Guillaume Saurel cherche à être elle aussi, construite, rigoureuse, et s’emploie à être au service des actions théâtrales, ou de l’état émotionnel recherché par tel ou tel metteur en scène ou chorégraphe lorsqu’ils travaillent dans le cadre de collaborations avec la danse ou le théâtre. « The Unknown » représente pour eux un terrain d’expéri- mentation idéal ou liberté et contraintes devraient se conjuguer pour stimuler leur capacités créa- trices, sans oublier les nombreux aspects musicaux du film…
« L’Inconnu » manchot ne joue-t-il pas de la guitare avec ses pieds ? Et les roulements de timbales ne ponctuent-ils pas les numéros de cirque les plus extravagants ? Pour ce travail de création, Nicolas Chatenoud, Guigou Chenevier et Guillaume Saurel mélangent instruments acoustiques (violoncelle, guitare, mandoline, percussions etc… ) et instruments électroniques (samplers, claviers, ordinateurs etc… ). Ils ont écrit une partition qui joue sur des niveaux différents, comme les images, qui plus d’une fois laissent le spectateur seul interprète du sens. Et puis il y a la qualité du silence, plus fracassant parfois que toutes les musiques, comme par exemple l’inextinguible éclat de rire de « l’Inconnu » dans une des dernières scènes du film.

The Unknown est un film charnière dans l’œuvre cinématographique du réalisateur américain TOD BROWNING « Ce qui surprend le plus dans les films de Tod Browning, c’est moins le goût de la monstruosité qu’un don infaillible pour le mélodrame. Pas simplement un mélodrame de paco- tille qui fournirait un prétexte aux performances physiques de Lon Chaney et aux élucubrations de son metteur en scène. Mais un mélodrame bouleversant dont le sujet est le don de soi par amour.

Les Cahiers du Cinéma n° 550.


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Les Rapaces

Les Rapaces

 

Film muet de Erich Von Stroheïm (1924)
Création musicale du collectif Inouï
Nicolas Chatenoud : guitare, basse – Guigou Chenevier : batterie, percussions – Fred Giuliani : samples – Guillaume Saurel : violoncelle – Emmanuel Gilot : création sonore
Produit par Inouï Productions, en partenariat avec Multipass et Les Grands films Classiques. Coproduit par Le Cratère scène nationale d’Alès et Les Salins scène nationale de Martigues. Avec le soutien de La DRAC et du Conseil Régional PACA, et du cinéma Utopia Avignon. Avec le soutien de la Spedidam.

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“Les Rapaces”, création musicale sur le film d’Erich Von Stroheim, menée par quatre musiciens du Collectif Inouï, s’inscrit dans un cycle de ciné-concerts inauguré il y a trois ans par Inouï Productions. Un cycle avec lequel Inouï Productions a ébauché une éthique et une esthétique particulière dans le genre de plus en plus fréquenté du ciné-concert. Une esthétique qui consiste à réaliser de vraies “créations musicales”.

Avec “The Unknown” (Tod Browning 1927), Guigou Chenevier, Nicolas Chatenoud et Guillaume Saurel ont composé une partition musicale très proche de l’image, collée à l’intrigue et aux mille visages de Lon Chaney. Loin du piano bastringue qui accompagnait vraisemblablement le film en 1927. Très loin aussi d’une improvisation plus ou moins réussie.

Avec “Nanouk l’Esquimau” (Robert Flaherty 1922), Guigou Chenevier, a poursuivi un vrai travail d’écriture de musique pour film. Mais les vastes étendues neigeuses de “Nanouk l’Esquimau” lui ont permis des digressions et une écriture moins collée à l’image. Le souffle grave et le rythme lent du 1er documentaire de l’histoire du cinéma l’ont amené à créer une musique climatique plutôt qu’une bande-son illustrative.

Avec “Les Rapaces”, Guillaume Saurel, Nicolas Chatenoud, Guigou Chenevier et Fred Giuliani ont dû trouver d’une certaine manière le juste milieu entre le traitement musical de “The Unknown” et celui de“Nanouk”. Trouver un souffle musical sur la longueur de ce film épique et Shakespearien de 1 heure 50, créer des lames de fond sonores, pour révéler toute la noirceur de l’âme humaine, en tout cas comme nous la montre Erich Von Stroheim. Cela ne leur a pas interdit de ponctuer d’illustrations distanciées les scènes cruciales du film. Car si “Les Rapaces” est à plus d’un titre un film démesuré, (par son format, par les sentiments qu’il met en scène, par le caractère extrêmement fort de ses personnages et des comédiens qui les incarnent, “Les Rapaces” est avant tout une histoire à l’intrigue implacable.

Lorsqu’ils ont commencé à réfléchir à un nouveau projet de ciné-concert après « The Unknown », ils ont eu du mal à trouver un film aussi fort que celui de Tod Browning. La découverte des “Rapaces” a été une révélation pour eux. Rapidement ils ont décidé de s’atteler à ce projet excitant et de ren- forcer leur équipe par un quatrième musicien pour être à la hauteur de ce projet ambitieux. Fred Giuliani, avec sa pratique personnelle et particulière du maniement des échantillonneurs leur a semblé le musicien idéal à adjoindre à cette aventure.

Pour cette création, Emmanuel Gilot (en charge de la création sonore), a mis au point un système de multi-diffusion qui permet de travailler sur les plans sonores.


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Les aventures du Prince Ahmed

Les aventures du Prince Ahmed

Die Abenteuer des Prinzen Achmedeiniger -1926
Réalisé par Lotte Reiniger
Genre : Animation, 1er long métrage d’animation en ombres chinoises de l’histoire du cinéma. Durée : 1h 5 min.
Année de production : 1926 Avec les Aventures du Prince Ahmed, Lotte Reiniger signe l’un des tout premiers longs métrages d’animation de l’histoire du cinéma.

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NOTE D’INTENTION(Fred Giuliani)
Nous avons tous dans notre mémoire collective l’aura de ces fabuleux Contes des Mille et Une Nuits ; rien qu’à prononcer ces quelques mots, il nous vient à l’esprit – même si peu de gens ont lu l’œuvre d’origine persane datant du VIII ème siècle, la traduction française datant elle du XVIII ème ! – les djinns, les goules, sorciers et mages, Shéhérazade et Aladin… Cette liste non exhaustive de personnages fantasques, fantastiques et fantasmagoriques a toujours eu la couleur de mondes parallèles qu’on craint mais qu’on veut toutefois explorer (enfant, qui n’a pas jeté un œil effrayé sous son lit…) Ils sont pourtant si proches de nous, les personnages de ces mondes parallèles, qu’ils semblent faire partie intégrante de nos vies.

Ahmed-orangeAborder un ciné-concert en solo représente un challenge artistique, car l’enjeu est forcément différent d’un travail collectif. La magie poétique de ce film a été un facteur déterminant dans l’envie de Fred Giuliani de composer pour ces sublimes images ; avec toutefois la complicité d’Emmanuel Gilot, créateur sonore déjà présent sur “Les Rapaces ».
Aborder la composition en se préoccupant uniquement – dans un premier temps – de rechercher des sons/samples apportant une couleur musicale à priori différente de celles inspirées « instinctivement » par l’image. La musique étant à ces moments-là un quatrième personnage qui se fond parmi ceux de l’histoire, entre personnages réels et esthétisme visuel.
Viennent ensuite les moments inévitables où la partition doit se conformer à l’action elle-même : l’arrivée grandiloquente des nombreux convives sur la place du Palais, certaines scènes de combat (la Sorcière et le Magicien, par exemple) ou la baignade des trois jeunes femmes espionnées par le Prince demandent une musique instantanément identifiable à la scène.
Ces cassures musicales sont nécessaires pour donner du rythme au récit.
Les timbres – utilisés comme des ambiances sonores harmoniques ou non, rythmiques ou non – sont le lien principal lors des différents rythmes au sein d’une scène, ainsi qu’entre deux scènes différentes ; ils sont ainsi présents en qualité de « tapisserie sonore » pour un choix de scènes précises, afin de laisser plus de place à l’image elle-même.


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L’Homme à la Caméra

L’Homme à la Caméra

Ciné concert (Chelovek s kinoapparatum)
Création 2008 au Cinéma Utopia AVIGNON en partenariat avec l’ADRC

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NOTE D’INTENTION
Dans la continuité de nos créations de ciné-concerts, après “The Unknown” en trio, (film court, au scénario intriguant, très rythmé) puis “Les Rapaces” en quatuor (au scénario tout aussi fort mais au rythme preque opposé, lancinant, un crescendo dramatique sur plus de deux heures) “L’homme à la caméra” sera pour nous un nouvel exercice de style.
Ce film mythique, à la fois documentaire et expérimental éclairera d’une manière nouvelle notre travail musical. Il nous a totalement séduit par la musicalité de son montage, mais aussi sa photo, exceptionnelle, son rythme effréné, mécanique, entre rigueur et liberté. “L’homme à la caméra” est en parfait accord avec notre discours artistique du moment.

L'Hom-CameraINSTRUMENTATION
Sur la base d’une dominante cordes électriques (guitare, basse, violoncelle) nous n’excluons pas l’apport d’autres instruments au travers de samples créés et pilotés en direct.

SCÉNOGRAPHIE
L’absence de scénario et d’intertitres permet d’intégrer une dimension scénographique à cette création grâce à des éclairages discrets sur différents points de jeux, offrant au public la possibilité de voir notre travail effectué en direct.

LE FILM
L’homme à la caméra est un film réalisé par Dziga Vertov en 1928. Film muet, il montre une réalité du communisme naissant. Tourné à Odessa, le synopsis du film repose sur le quotidien de ses habitants, du matin au soir, explorant toutes les facettes du travail, des loisirs, de la ville.


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