100 Guitares Sur Un Bateau Ivre

Une création Inouï 2018-2019
coordination pédagogique et compositions : Gilles Laval

Création le dimanche 9 juin 2019 à 17h 
sur L'Esplanade du rocher des Doms à Avignon
dans le cadre des "Rendez-vous aux jardins" 
encadrement artistique, coordination et technique : 
Guigou Chenevier, Jean-Marc Montera, Laurent Luci, Jérémy Cardaccia, Julien Corda.
encadrement technique : Emmanuel Gilot 

100 Guitares Sur Un Bateau Ivre est un projet musical ambitieux, créé par le guitariste-compositeur Gilles Laval en Juin 2017 à Villeurbanne. Ce projet, comme son titre le laisse entendre, propose de réunir 100 guitaristes d’horizons musicaux et de niveaux techniques différents, autour de ses compositions. L’univers musical de Gilles Laval fait souvent référence ici à l’élément liquide. Ses mélodies, ses textures musicales et ses carrures rythmiques évoquent la puissance des océans en s’inspirant librement du très célèbre poème d’Arthur Rimbaud, Le Bateau Ivre. Cette référence au Bateau Ivre n’est bien sûr pas due au hasard pour l’amoureux des fonds marins qu’est Gilles Laval. C’est aussi à une réflexion poétique et écologique sur l’avenir des océans qu’il nous convie.

Après avoir assisté avec enthousiasme à la deuxième représentation de 100 Guitares Sur Un Bateau Ivre à Lyon, Inouï Productions a décidé de recréer ce projet avec une équipe reconstituée de 100 guitaristes d’Avignon et des alentours, ainsi qu’une équipe d’encadrants pédagogiques ou capitaines (pour reprendre la définition de Gilles Laval), également recrutés localement.

Etapes du projet : 

7 et 8 avril 2019 à L’Autre Scène à Vedène

Le bateau ivre, répétition ce week-end à l’Auditorium du Thor

Avec des guitaristes d’Avignon/Marseille / Lyon / Montpellier , et ++ …

Du son, des yeux qui brillent, énergie électrique, aquatique, c’est parti pour un nouveau voyage chaviré maritime, une rencontre d’ incroyables guitaristes .

Rv le 9 juin pour le concert Esplanade du jardin des Doms à Avignon !

En savoir plus

L’ Inconnu (The Unknown)

L’ Inconnu (The Unknown)

Film muet de Tod Browning (1927)
« The Unknown » avec Lon Chaney et Joan Crawford
Création musicale sur le film muet de Tod Browning
Nicolas Chatenoud  : mandoline basse et guitare électrique clavier, sampler – Guigou Chenevier :guitare espagnole, clarinette, marimba, batterie – Guillaume Saurel :violoncelle, flûte bambou, clavier – Emmanuel Gilot :création sonore

Création en 2002 aux Festivals Banlieues Bleues et Music Action. Ce projet est une co-réalisation entre l’association Inouï Productions et le cinéma Utopia d’Avignon. En partenariat avec l’Ajmi, le Vélo Théâtre d’Apt, l’Addm 84.

extraits video

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« The Unknown » est un film charnière dans l’œuvre cinématographique du réalisateur américain Tod Browning. Sorti en 1927, c’est l’un des tout derniers films muets réalisés. À ce titre, « The Unknown » est une œuvre particulièrement intéressante, une œuvre qui est certai- nement passée à côté du succès qui lui était dû… « The Unknown » est pourtant un petit chef d’œuvre cinématographique, une œuvre « inclassable », entre mélo et film satirique, entre film noir et roma- nesque, entre expressionnisme et réalisme.
À plus d’un titre « The Unknown » annonce déjà « Freaks », le film qui a rendu célèbre Tod Browning en 1932. Tout comme dans « Freaks », l’action de « The Unknown » se situe dans un cirque, il y est question de difformités et de mutilations physiques. L’univers cinématographique est à la fois grotes- que et tragique, on rit où il faudrait pleurer, on pleure où il faudrait rire.
Nicolas Chatenoud, Guillaume Saurel et Guigou Chenevier composent depuis de nombreuses années des musiques pour la danse (par exemple pour Maguy Marin avec Volapük, en ce qui concerne Guigou Chenevier et Guillaume Saurel, ou pour le théâtre (par exemple pour « Ailleurs »de la com- pagnie Mises en Scène, créé en Juin 2000 à Avignon, sur des textes d’Henri Michaux, en ce qui concerne Guigou Chenevier et Nicolas Chatenoud). Il semble bien que leur musique, hors des cadres étriqués des chapelles musicales, libère l’imaginaire des auditeurs. Plus d’une fois la remarque leur a été faite : leur musique serait parfaite comme musique de film.
« La valeur de toute forme d’art dramatique se trouve dans son exactitude à dépeindre des person- nages vrais, exécutant des gestes vrais et disant des choses vraies… » disait Tod Browning. La musique de Nicolas Chatenoud, Guigou Chenevier et Guillaume Saurel cherche à être elle aussi, construite, rigoureuse, et s’emploie à être au service des actions théâtrales, ou de l’état émotionnel recherché par tel ou tel metteur en scène ou chorégraphe lorsqu’ils travaillent dans le cadre de collaborations avec la danse ou le théâtre. « The Unknown » représente pour eux un terrain d’expéri- mentation idéal ou liberté et contraintes devraient se conjuguer pour stimuler leur capacités créa- trices, sans oublier les nombreux aspects musicaux du film…
« L’Inconnu » manchot ne joue-t-il pas de la guitare avec ses pieds ? Et les roulements de timbales ne ponctuent-ils pas les numéros de cirque les plus extravagants ? Pour ce travail de création, Nicolas Chatenoud, Guigou Chenevier et Guillaume Saurel mélangent instruments acoustiques (violoncelle, guitare, mandoline, percussions etc… ) et instruments électroniques (samplers, claviers, ordinateurs etc… ). Ils ont écrit une partition qui joue sur des niveaux différents, comme les images, qui plus d’une fois laissent le spectateur seul interprète du sens. Et puis il y a la qualité du silence, plus fracassant parfois que toutes les musiques, comme par exemple l’inextinguible éclat de rire de « l’Inconnu » dans une des dernières scènes du film.

The Unknown est un film charnière dans l’œuvre cinématographique du réalisateur américain TOD BROWNING « Ce qui surprend le plus dans les films de Tod Browning, c’est moins le goût de la monstruosité qu’un don infaillible pour le mélodrame. Pas simplement un mélodrame de paco- tille qui fournirait un prétexte aux performances physiques de Lon Chaney et aux élucubrations de son metteur en scène. Mais un mélodrame bouleversant dont le sujet est le don de soi par amour.

Les Cahiers du Cinéma n° 550.


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L’ Inconnu (The Unknown)

Film muet de Tod Browning (1927), « The Unknown » avec Lon Chaney et Joan Crawford
Création musicale sur le film muet de Tod Browning, avec:
– Nicolas Chatenoud  : mandoline basse et guitare électrique clavier, sampler
– Guigou Chenevier :guitare espagnole, clarinette, marimba, batterie
– Guillaume Saurel :violoncelle, flûte bambou, clavier – Emmanuel Gilot :création sonore

Créé en 2002 aux Festivals Banlieues Bleues et Music Action, ce projet était une co-réalisation  Inouï Productions – Cinéma Utopia d’Avignon, en partenariat avec l’Ajmi, le Vélo Théâtre d’Apt, l’Addm 84.

A l’initiative du Cinéma Utopia,  l’Inconnu sera proposé ce 31 décembre 2017 à 18h30 à Utopia Avignon. D’autres présentations sont envisagées en 2018.

dossier « L’Inconnu »

extraits video

« The Unknown  » est un film charnière dans l’œuvre cinématographique du réalisateur américain Tod Browning.
Sorti en 1927, ce fut l’un des tout derniers films muets réalisés.
À ce titre, «The Unknown » est une œuvre particulièrement intéressante, une œuvre certainement passée à côté du succès qui lui était dû…  pourtant un petit chef d’œuvre cinématographique, une œuvre « inclassable », entre mélo et film satirique, entre film noir et romanesque, entre expressionnisme et réalisme.« The Unknown » annonce déjà « Freaks », le film qui a rendu célèbre Tod Browning en 1932. Tout comme dans « Freaks », l’action de « The Unknown » se situe dans un cirque, il y est question de difformités et de mutilations physiques. L’univers cinématographique est à la fois grotesque et tragique, on rit où il faudrait pleurer, on pleure où il faudrait rire.

Nicolas Chatenoud, Guillaume Saurel et Guigou Chenevier composent depuis de nombreuses années, ensemble et séparément, dans de nombreuses autres formations. Leur musique, hors des cadres étriqués des chapelles musicales, libère l’imaginaire des auditeurs. Plus d’une fois la remarque leur a été faite : leur musique serait parfaite comme musique de film.
« La valeur de toute forme d’art dramatique se trouve dans son exactitude à dépeindre des personnages vrais, exécutant des gestes vrais et disant des choses vraies… » disait Tod Browning. La musique de Nicolas Chatenoud, Guigou Chenevier et Guillaume Saurel cherche à être elle aussi, construite, rigoureuse, et s’emploie à être au service des actions théâtrales, ou de l’état émotionnel recherché par tel ou tel metteur en scène ou chorégraphe lorsqu’ils travaillent dans le cadre de collaborations avec la danse ou le théâtre. « The Unknown » représente pour eux un terrain d’expérimentation idéal où liberté et contraintes devraient se conjuguer pour stimuler leur capacités créatrices.
« L’Inconnu » manchot ne joue-t-il pas de la guitare avec ses pieds? Et les roulements de timbales ne ponctuent-ils pas les numéros de cirque les plus extravagants? Pour ce travail de création, les trois musiciens mélangent instruments acoustiques (violoncelle, guitare, mandoline, percussions etc… ) et instruments électroniques (samplers, claviers, ordinateurs etc… ). Ils ont écrit une partition qui joue sur des niveaux différents, comme les images, qui plus d’une fois laissent le spectateur seul interprète du sens. Et puis il y a la qualité du silence, plus fracassant parfois que toutes les musiques, comme par exemple l’inextinguible éclat de rire de « l’Inconnu » dans une des dernières scènes du film.

The Unknown est un film charnière dans l’œuvre cinématographique du réalisateur américain TOD BROWNING « Ce qui surprend le plus dans les films de Tod Browning, c’est moins le goût de la monstruosité qu’un don infaillible pour le mélodrame. Pas simplement un mélodrame de paco- tille qui fournirait un prétexte aux performances physiques de Lon Chaney et aux élucubrations de son metteur en scène. Mais un mélodrame bouleversant dont le sujet est le don de soi par amour.

Les Cahiers du Cinéma n° 550.


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LES PHASMES

Phasmes VedèneLES PHASMES

Trio de plaques amplifiées – Une création du Collectif Inouï
Pierre COIFFARD, Serge INNOCENT, Guigou CHENEVIER,  plaques amplifiées (bois, verre, métal)
Emmanuel GILOT, création sonore / Erick PRIANO, création visuelle
Avec le soutien de la Drac, du Conseil Régional PACA et du Conseil Général de Vaucluse.

            Dossier les Phasmes         Écouter les Phasmes 

fiche technique son                                photo 1 l’Autre Scène                                               photo 2 l’Autre Scène


 LE FOND ET LA FORME:

Les phasmes sont des insectes herbivores. Voilà un bon point.
Les Phasmes se fondent dans leur environnement pour survivre, en imitant à la perfection brindilles, feuilles mortes ou baguettes de bois dur. Voilà qui nous parle. De plus, certaines espèces de phasmes disposent de glandes sécrétant des substances toxiques comme moyens de défense. Voilà qui nous ravit. En somme, les phasmes sont aux caméléons, ce que les batteurs sont aux musiciens : des copies rudimentaires et PHOTO LES PHASMES (Philippe Houssin)nocives. Nous qui sommes trois batteurs, sommes des bestioles qui pour se défendre, sécrétons des substances toxiques à base d’éléments percussifs.

Un trio camouflé sous des couches de sons. Des agrégats d’harmoniques.
Des architectures de peaux. Des assemblages de timbres.
Des conglomérats d’ondes cuivrées et martelées. Des chevauchements de rythmes.
Des tas de vibrations. Des kilos de fûts.
Des entrelacs de pulsations. Des monceaux d’atmosphères cadencées.
Le tout, totalement libre et improvisé.
Trois sales bêtes qui improvisent et se fondent comme du beurre dans la poêle à frire de leurs imaginaires.

Les Phasmes, c’est 3 cerveaux, 6 neurones, 6 bras, 6 mains, une vingtaine de pieds (de cymbales), des plaques de tôle, des casseroles, des aiguilles à tricoter, un arsenal d’objets sans queues ni têtes (mais bougrement bruyants), bref, tout un attirail de salle des ventes. Grâce à la magie du spectacle, Les Phasmes transforment tout ce bric à brac en une musique sans cesse renouvelée.

LES ATELIERS
Les Phasmes 6 (Photo Delphine Michelangeli)Les phasmes sont des insectes sans ailes qui ressemblent aux tiges et aux branchages sur lesquels ils vivent. Ils bougent peu mais produisent des sons, des bruits et des frottements que l’on pourrait amplifier afin d’en recueillir de la matière. Le trio des « Phasmes » travaille ainsi, sur des plaques de verre, bois et métal. Il déplace, frotte, frappe et fait tourner ses objets sonores, peu à peu amplifiés et diffusés grâce à la maitrise technique d’Emmanuel Gilot. Il en résulte une poésie sonore improvisée, une architecture de l’éphémère, une ode à la fragilité et à l’écoute ouverte.

En amont du concert, « les Phasmes » propose un atelier artistique centré sur la pratique. Les élèves sont invités à piocher des objets (baguettes, boites de conserves, tiges diverses, brosses, jouets, clochettes…), à plonger dans les méandres de leurs sonorités cachées en exploitant au maximum les possibilités d’en faire sortir des sons sur ces fameuses plaques amplifiées. Encore une fois, la technique est au rendez-vous et jamais un accroc ne vient perturber les apprentis-chercheurs dans leur expérimentation.

Puis trois ateliers sont proposés:

– Le premier aborde l’architecture sonore, en construisant des parcours mécaniques à l’aide d’objets à remonter, à pousser, à faire rouler…L’un déclenche les autres qui se mettent tour à tour en mouvement et en résonance. Ici, l’aléatoire et le hasard prennent une grande place, le jeu aussi, bien entendu.
– Le deuxième atelier explore plus en amont les plaques amplifiées et travaille l’écoute, l’improvisation, la notion d’individualité et de collectif au sein d’une production sonore. Des sons longs, circulaires, cycliques, des ostinati (petits fragments répétés en boucle), des sons uniques…
– Le troisième atelier propose une approche musicale centrée davantage sur l’écriture et la construction. Chaque élément proposé par les élèves est expérimenté, à l’aune de tous les autres. Comment imbriquer les choses, les unifier ou les désolidariser dans une pièce commune. Il en résulte une petite forme où la simplicité et la rigueur deviennent la clé.
A l’issue de ce travail en groupe, tous les élèves se retrouvent pour découvrir les productions de chacun. L’échange, le dialogue et l’esprit critique sont au rendez-vous afin de saisir l’importance de chaque geste, chaque son, chaque petite pièce d’une architecture globale. Nous repartons convaincus par la richesse pédagogique d’une telle immersion dans ce qu’est le processus de recherche d’un artiste au travail. Chaque élément abordé est une facette de ce que cherchent à jouer et à faire entendre les Phasmes. Les élèves apprennent ainsi à gommer toute hiérarchie dans l’univers sonore qui nous entoure, à aborder l’improvisation par l’écoute et le partage, à se mettre dans une position de chercheur, tour à tour talentueux ou bredouilles, à construire avec les autres et surtout, à ouvrir grand leurs oreilles sur le monde.
Un atelier dont on peut assurément réutiliser ce qu’il apporte tout au long d’un processus pédagogique à long terme. Les portes s’ouvrent, les élèves repartent avec l’envie d’aller chiner quelques objets pour en produire une œuvre, à la manière des collages dada.

 


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TARKOS OPERA

(ou À quoi bon encore des poètes ?)

Stéphane Keruel: Jeu, chant, mise en scène, scénographie

Guigou Chenevier: Compositions musicales, percussions, clarinette, clavier, sons

Emmanuel Gilot: Création sonore, fabrication, bidouillages

Sur des textes de Christophe Tarkos (1963 – 2004)

Production INOUÏ PRODUCTIONS

Production associée: LE CHANT DE LA CARPE

Partenariat: VELO THÉÂTRE

Tarkos Opéra est un atelier-spectacle en co-construction avec les publics. L’expérience est ainsi naturellement différente à chaque rencontre, s’adressant à des publics variés, s’inscrivant aussi bien dans des créneaux de programmation en soirée que répondant à d’autres temps de rencontres imaginées par les structures. En interaction avec les spectateurs, cet atelier-spectacle a pour but la trituration collective de questions et leur expérimentation, sonore et musicale, à travers la participation active des spectateurs et des propositions artistiques que nous produisons en direct.

Deux formules : La proposition n° 1 propose, en amont de la soirée, des temps de travail collectif avec tout ou partie du groupe-public, afin de préparer sa contribution à la représentation. Sa participation sera verbale, sonore et chantée. Pour public scolaire (notamment lycéens). La proposition n° 2 embarque le public dans une aventure interactive ponctuelle, sans rencontre ni travail préalable.

Pour tout public.

Résidences de création :
– LES HAUTS PLATEAUX (Avignon, 84)
– Le VELO THÉATRE (Apt, 84)
– l’ HORIZON – Recherches et créations (La Rochelle, 17)

Dossier Tarkos Opéra 2018

Christophe Tarkos sur scène

 

FAUST

faust photo 2

« Un des films les plus ambitieux de l’histoire du cinéma tant sur le plan thématique que formel. Murnau, dans son dernier film allemand, a voulu dépeindre l’affrontement entre Dieu et le Diable, entre l’ombre et la lumière (…). A la place d’une expression trop simpliste, schématique, et manichéenne des grandes luttes qui façonnent l’univers, surgissent une succession de visions magiques, où la lumière et l’ombre s’enlacent, s’empoignent, se mélangent selon des rapports de force plastiques et dynamiques toujours changeants et imprévisibles »     Jacques Lourcelles

Durée 1h 46 mns

12 décembre 2015, première en ouverture de la « Nuit Fantastique » du Cinéma Utopia Avignon

Thomas Barrière : guitare-composition
Bastien Pelenc : clavier, violon-machines, composition
Guigou Chenevier : batterie, marimba, clarinette, machines, clavier-composition
Emmanuel Gilot : son

Le projet de ciné-concert du Collectif Inouï sur FAUST, chef d’oeuvre absolu du cinéma muet de Friedrich Wilhelm Murnau (1926), est né de deux idées concomitantes. Celle, d’une part, des trois musiciens, de travailler de nouveau ensemble après leur belle aventure artistique de 2013-2014, « Résister à la Chaîne »  avec la metteuse en scène Perrine Maurin. D’autre part, celle de Patrick Guivarc’h du Cinéma Utopia et de Guigou Chenevier de présenter en décembre 2015 un ciné-concert ravageur, et ravagé, au public de la « Nuit du Fantastique », ébahi déjà il y a une dizaine d’années, par The Unknown de Tod Browning, du Collectif Inouï.

Au cours de leur travail de composition musicale, les trois musiciens ont constamment été portés par la force et la beauté du film, leur ligne artistique a toujours été dictée par le désir de faust photo 3servir au plus près la démesure de ce film.

Ils se sont  attelés aussi humblement que possible à l’écriture d’une partition extrêmement riche au niveau des timbres, des nuances et des intentions. Guitare électrique, violon, claviers, batterie, marimba, clarinette… l’instrumentarium utilisé par le trio parle de lui-même pour définir leur musique. Une musique totalement électrique, harmoniquement généreuse. A l’image d’Emil Jannings qui interprète dans le film de Murnau un Méphistophélès d’un cynisme, d’un humour et d’une violence incroyable, la musique du trio joue constamment sur des ruptures entre énergie brute, écritures savantes, violence rentrée ou humour décalé. Dans la dernière ligne droite de cette création, ils ont été rejoints par l’incontournable « Master of Sound » Emmanuel Gilot qui a parachevé la création musicale de FAUST, avec l’installation d’un dispositif de diffusion adapté, avec finesse et bon goût.

Dernières dates…:
– 9 septembre 2016: Cinéma le Mélies, Port-De-Bouc 13
– 10 septembre 2016: Vidéodrôme 2, Marseille 13
– 31 décembre 2016: Cinéma Utopia, Avignon 84

télécharger le dossier FAUST

PILES

Trio de batteries avec Anthony Laguerre, Michel Deltruc, Guigou Chenevier.
Son:  Emmanuel Gilot.

CHENEVIER DELTRUC LAGUERRETRIO BATTERIE CCAM VANDOEUVRE LES NANCY 14012016

crédit Arnaud Martin

Première étape de cette création: résidence du 4 au 14 Janvier 2016 au CCAM de Vandoeuvre-Les-Nancy, finalisée par une présentation publique.

Seconde étape aux Hauts Plateaux : résidence-répétition du 6 au 11 juin 2016.

Troisième étape: tournée  et enregistrement du 2 au 13 novembre 2016

 

 

Ecouter PILES

Trente ans après la création en 1985 du trio « Les Batteries » avec Charles Hayward,Rick Brown et lui-même, l’idée de Guigou Chenevier est de replacer au cœur de cette création l’élément central et essentiel de son travail depuis plus de quarante ans.
A savoir:  la recherche rythmique et la batterie, son instrument principal.
Revenir aux fondamentaux, revisiter la forme du trio, c’est aussi un challenge pour ne pas tomber dans les ornières du déjà vu, pousser plus loin la composition au sein d’un ensemble à percussions  (approche mélodique de l’instrument, travail sur les timbres etc.).
Point commun avec le trio de 1985 : l’énergie comme moteur, et la mise en valeur de la théâtralité des instruments de percussions.

dossier de presse